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Réduction d'Endomorphismes & Systèmes Différentiels

🎯 Pourquoi cette notion est-elle décisive au concours ?

Section titled “🎯 Pourquoi cette notion est-elle décisive au concours ?”

Dans les concours Agro-Véto et G2E, le chapitre de la réduction des endomorphismes et des matrices est l’un des plus rentables, mais aussi l’un des plus redoutés par les candidats de la filière BCPST. Les examinateurs ne cherchent pas à évaluer de simples applications de cours, mais votre capacité à lier des concepts algébriques purs à des problématiques concrètes issues de la modélisation (dynamique des populations, cinétique chimique, transferts thermiques).

Maîtriser ce chapitre, c’est s’assurer de résoudre les parties “analyse” ou “probabilités” qui s’appuient sur des chaînes de Markov ou des résolutions de systèmes différentiels linéaires. Une rédaction rigoureuse, exempte de confusions entre applications linéaires et matrices, fait la différence entre une note honorable et une note d’admission.


📐 Rappels théoriques & Formules incontournables

Section titled “📐 Rappels théoriques & Formules incontournables”

Soit EE un K\mathbb{K}-espace vectoriel de dimension finie nn (avec K=R\mathbb{K} = \mathbb{R} ou C\mathbb{C}). Soit f∈L(E)f \in \mathcal{L}(E) et A∈Mn(K)A \in \mathcal{M}_n(\mathbb{K}) sa matrice dans une base B\mathcal{B}.

  • Valeurs propres et vecteurs propres : λ∈K\lambda \in \mathbb{K} est valeur propre de ff si et seulement si il existe un vecteur non nul x∈Ex \in E tel que : f(x)=λxf(x) = \lambda x Le sous-espace propre associé est défini par : Eλ(f)=ker⁡(f−λid⁡E)={x∈E∣f(x)=λx}E_\lambda(f) = \ker(f - \lambda \operatorname{id}_E) = \{x \in E \mid f(x) = \lambda x\}

  • Polynôme caractéristique : χA(λ)=det⁡(λIn−A)\chi_A(\lambda) = \det(\lambda I_n - A) (ou det⁡(A−λIn)\det(A - \lambda I_n) selon les conventions, attention à la constance du signe pour les dimensions impaires). Les valeurs propres sont exactement les racines de χA\chi_A dans K\mathbb{K}.

  • Diagonalisation : ff (ou AA) est diagonalisable si et seulement si la somme des dimensions de ses sous-espaces propres est égale à nn, ou de manière équivalente, si pour toute valeur propre λi\lambda_i de multiplicité algébrique mim_i, la dimension du sous-espace propre vérifie dim⁡(Eλi)=mi\dim(E_{\lambda_i}) = m_i, et ∑mi=n\sum m_i = n.

  • Systèmes différentiels linéaires homogènes : On considère le système X′(t)=AX(t)X'(t) = A X(t) où A∈Mn(R)A \in \mathcal{M}_n(\mathbb{R}) et X:R→RnX : \mathbb{R} \to \mathbb{R}^n. Si AA est diagonalisable de valeurs propres λ1,…,λn\lambda_1, \dots, \lambda_n et de base de vecteurs propres (V1,…,Vn)(V_1, \dots, V_n), la solution générale s’écrit sous la forme : X(t)=∑k=1nCkexp⁡(λkt)Vk,(C1,…,Cn)∈RnX(t) = \sum_{k=1}^n C_k \exp(\lambda_k t) V_k, \quad (C_1, \dots, C_n) \in \mathbb{R}^n


📌 Point d’obstacle 1 : Recherche de valeurs propres et sous-espaces propres sans polynôme annulateur

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💡 Méthode de rédaction attendue par le jury

Section titled “💡 Méthode de rédaction attendue par le jury”

Le jury constate trop souvent des candidats qui se lancent dans le calcul brutal du polynôme caractéristique pour des matrices de grande taille sans observer la structure de la matrice.

  1. Analyser la matrice : Rechercher des lignes ou colonnes presque identiques, des matrices par blocs, ou calculer le rang de A−λInA - \lambda I_n pour des valeurs évidentes.
  2. Poser clairement le système : Pour déterminer Eλ(f)E_\lambda(f), on ne se contente pas de dire “on résout le système”. On pose explicitement un vecteur X=(x1⋮xn)X = \begin{pmatrix} x_1 \\ \vdots \\ x_n \end{pmatrix} et l’on écrit l’égalité matricielle (A−λIn)X=0(A - \lambda I_n)X = 0 sous forme d’un système d’équations cartésiennes.
  3. Donner une base : Le sous-espace propre doit être caractérisé non seulement par ses équations, mais par une famille génératrice libre explicite.

📋 Exercice type concours résolu pas à pas

Section titled “📋 Exercice type concours résolu pas à pas”

Soit la matrice A=(211121112)A = \begin{pmatrix} 2 & 1 & 1 \\ 1 & 2 & 1 \\ 1 & 1 & 2 \end{pmatrix}. Déterminer ses valeurs propres et leurs sous-espaces propres associés.

Étape 1 : Calcul du polynôme caractéristique. On calcule χA(λ)=det⁡(λI3−A)=∣λ−2−1−1−1λ−2−1−1−1λ−2∣\chi_A(\lambda) = \det(\lambda I_3 - A) = \begin{vmatrix} \lambda - 2 & -1 & -1 \\ -1 & \lambda - 2 & -1 \\ -1 & -1 & \lambda - 2 \end{vmatrix}. En additionnant toutes les colonnes dans la première colonne : χA(λ)=∣λ−4−1−1λ−4λ−2−1λ−4−1λ−2∣=(λ−4)∣1−1−11λ−2−11−1λ−2∣\chi_A(\lambda) = \begin{vmatrix} \lambda - 4 & -1 & -1 \\ \lambda - 4 & \lambda - 2 & -1 \\ \lambda - 4 & -1 & \lambda - 2 \end{vmatrix} = (\lambda - 4) \begin{vmatrix} 1 & -1 & -1 \\ 1 & \lambda - 2 & -1 \\ 1 & -1 & \lambda - 2 \end{vmatrix} Par operations sur les lignes (L2←L2−L1L_2 \leftarrow L_2 - L_1 et L3←L3−L1L_3 \leftarrow L_3 - L_1) : χA(λ)=(λ−4)∣1−1−10λ−1000λ−1∣=(λ−4)(λ−1)2\chi_A(\lambda) = (\lambda - 4) \begin{vmatrix} 1 & -1 & -1 \\ 0 & \lambda - 1 & 0 \\ 0 & 0 & \lambda - 1 \end{vmatrix} = (\lambda - 4)(\lambda - 1)^2 Les valeurs propres sont λ1=4\lambda_1 = 4 (de multiplicité 11) et λ2=1\lambda_2 = 1 (de multiplicité 22).

Étape 2 : Détermination du sous-espace propre E4(A)E_4(A). Soit X=(xyz)∈M3,1(R)X = \begin{pmatrix} x \\ y \\ z \end{pmatrix} \in \mathcal{M}_{3,1}(\mathbb{R}). (A−4I3)X=0  ⟺  (−2111−2111−2)(xyz)=(000)(A - 4I_3)X = 0 \iff \begin{pmatrix} -2 & 1 & 1 \\ 1 & -2 & 1 \\ 1 & 1 & -2 \end{pmatrix} \begin{pmatrix} x \\ y \\ z \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} 0 \\ 0 \\ 0 \end{pmatrix} Ce qui équivaut au système : {−2x+y+z=0x−2y+z=0x+y−2z=0  ⟺  {x=yz=y\begin{cases} -2x + y + z = 0 \\ x - 2y + z = 0 \\ x + y - 2z = 0 \end{cases} \iff \begin{cases} x = y \\ z = y \end{cases} Ainsi, E4(A)=vect⁡((111))E_4(A) = \operatorname{vect}\left(\begin{pmatrix} 1 \\ 1 \\ 1 \end{pmatrix}\right).

Étape 3 : Détermination du sous-espace propre E1(A)E_1(A). (A−I3)X=0  ⟺  (111111111)(xyz)=(000)(A - I_3)X = 0 \iff \begin{pmatrix} 1 & 1 & 1 \\ 1 & 1 & 1 \\ 1 & 1 & 1 \end{pmatrix} \begin{pmatrix} x \\ y \\ z \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} 0 \\ 0 \\ 0 \end{pmatrix} Ce système se réduit à l’unique équation : x+y+z=0  ⟺  z=−x−yx + y + z = 0 \iff z = -x - y Le sous-espace propre est donc de dimension 22 : E1(A)={(xy−x−y)∣(x,y)∈R2}=vect⁡((10−1),(01−1))E_1(A) = \left\{ \begin{pmatrix} x \\ y \\ -x-y \end{pmatrix} \mid (x,y) \in \mathbb{R}^2 \right\} = \operatorname{vect}\left( \begin{pmatrix} 1 \\ 0 \\ -1 \end{pmatrix}, \begin{pmatrix} 0 \\ 1 \\ -1 \end{pmatrix} \right)

  • Oublier de vérifier que la famille génératrice trouvée pour le sous-espace propre est libre avant de conclure à une base.
  • Conclure hâtivement qu’une matrice est diagonalisable sans sommer les dimensions des sous-espaces propres ou sans vérifier que la dimension de chaque sous-espace propre est égale à sa multiplicité algébrique.

📌 Point d’obstacle 2 : Diagonalisation et puissance AnA^n appliquée aux suites récurrentes couplées

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💡 Méthode de rédaction attendue par le jury

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Face à un système de suites récurrentes du type Un+1=AUnU_{n+1} = A U_n, l’objectif est d’exprimer UnU_n en fonction de U0U_0 à l’aide de la puissance AnA^n.

  1. Justifier la diagonalisation : Si AA est diagonalisable, il existe une matrice de passage PP et une matrice diagonale DD telles que A=PDP−1A = PDP^{-1}, ce qui implique An=PDnP−1A^n = PD^n P^{-1}.
  2. Rédiger rigoureusement l’initialisation implicite ou l’argument par récurrence pour le calcul de AnA^n.
  3. Conclure proprement en explicitant les coordonnées du vecteur UnU_n.

📋 Exercice type concours résolu pas à pas

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On considère les suites (un)n∈N(u_n)_{n \in \mathbb{N}}, (vn)n∈N(v_n)_{n \in \mathbb{N}} et (wn)n∈N(w_n)_{n \in \mathbb{N}} définies par u0=1,v0=0,w0=0u_0 = 1, v_0 = 0, w_0 = 0 et pour tout n∈Nn \in \mathbb{N} : {un+1=2un+vn+wnvn+1=un+2vn+wnwn+1=un+vn+2wn\begin{cases} u_{n+1} = 2u_n + v_n + w_n \\ v_{n+1} = u_n + 2v_n + w_n \\ w_{n+1} = u_n + v_n + 2w_n \end{cases} Exprimer unu_n, vnv_n et wnw_n en fonction de nn.

Étape 1 : Modélisation matricielle. On pose Un=(unvnwn)U_n = \begin{pmatrix} u_n \\ v_n \\ w_n \end{pmatrix}. Le système s’écrit Un+1=AUnU_{n+1} = A U_n avec A=(211121112)A = \begin{pmatrix} 2 & 1 & 1 \\ 1 & 2 & 1 \\ 1 & 1 & 2 \end{pmatrix}. D’après l’exercice précédent, AA est diagonalisable car les dimensions de ses sous-espaces propres (1+2=31 + 2 = 3) coïncident avec la dimension de l’espace.

Étape 2 : Écriture de la formule de conjugaison. On a A=PDP−1A = PDP^{-1} avec : D=(400010001),P=(1101011−1−1)D = \begin{pmatrix} 4 & 0 & 0 \\ 0 & 1 & 0 \\ 0 & 0 & 1 \end{pmatrix}, \quad P = \begin{pmatrix} 1 & 1 & 0 \\ 1 & 0 & 1 \\ 1 & -1 & -1 \end{pmatrix} Par un calcul classique d’inversion de matrice (ou par identification), on trouve : P−1=13(1112−1−1−12−1)P^{-1} = \frac{1}{3} \begin{pmatrix} 1 & 1 & 1 \\ 2 & -1 & -1 \\ -1 & 2 & -1 \end{pmatrix}

Étape 3 : Calcul de AnA^n et application au vecteur initial. Pour tout n∈Nn \in \mathbb{N}, An=PDnP−1A^n = PD^n P^{-1} avec Dn=(4n00010001)D^n = \begin{pmatrix} 4^n & 0 & 0 \\ 0 & 1 & 0 \\ 0 & 0 & 1 \end{pmatrix}. Un=AnU0=PDnP−1(100)U_n = A^n U_0 = PD^n P^{-1} \begin{pmatrix} 1 \\ 0 \\ 0 \end{pmatrix} Calculons d’abord V=P−1U0=13(1112−1−1−12−1)(100)=13(12−1)V = P^{-1} U_0 = \frac{1}{3} \begin{pmatrix} 1 & 1 & 1 \\ 2 & -1 & -1 \\ -1 & 2 & -1 \end{pmatrix} \begin{pmatrix} 1 \\ 0 \\ 0 \end{pmatrix} = \frac{1}{3} \begin{pmatrix} 1 \\ 2 \\ -1 \end{pmatrix}. Ensuite, Un=P(DnV)=P(13(4n2−1))=13(1101011−1−1)(4n2−1)U_n = P (D^n V) = P \left( \frac{1}{3} \begin{pmatrix} 4^n \\ 2 \\ -1 \end{pmatrix} \right) = \frac{1}{3} \begin{pmatrix} 1 & 1 & 0 \\ 1 & 0 & 1 \\ 1 & -1 & -1 \end{pmatrix} \begin{pmatrix} 4^n \\ 2 \\ -1 \end{pmatrix} {un=13(4n+2)vn=13(4n−1)wn=13(4n−2+1)=13(4n−1)\begin{cases} u_n = \frac{1}{3}(4^n + 2) \\ v_n = \frac{1}{3}(4^n - 1) \\ w_n = \frac{1}{3}(4^n - 2 + 1) = \frac{1}{3}(4^n - 1) \end{cases}

  • Inverser l’ordre des matrices lors du produit PDnP−1PD^n P^{-1} ou se tromper dans l’ordre des colonnes de PP par rapport aux valeurs propres de DD.
  • Oublier de multiplier par U0U_0 à la fin et s’arrêter au calcul abstrait de AnA^n.

📌 Point d’obstacle 3 : Résolution de systèmes différentiels X′=AXX' = AX en modélisation biologique

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💡 Méthode de rédaction attendue par le jury

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Les sujets d’Agro-Véto adorent modéliser l’évolution conjointe de deux espèces (proies-prédateurs linéarisés ou épidémies de type SIR) par un système différentiel X′(t)=AX(t)X'(t) = AX(t).

  1. Justification de l’existence et de l’unicité : Rappeler succinctement le théorème de Cauchy-Lipschitz linéaire (le système est défini sur R\mathbb{R} tout entier car AA est à coefficients constants).
  2. Diagonalisation (ou réduction de Jordan si non diagonalisable, bien que rare en BCPST) : Expliciter la base propre.
  3. Écriture de la solution générale : Bien expliciter l’introduction des constantes réelles issues des conditions initiales.
  4. Exploitation des conditions initiales : Résoudre le système linéaire pour déterminer les constantes d’intégration.

📋 Exercice type concours résolu pas à pas

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On considère le système différentiel suivant, défini pour tout t∈Rt \in \mathbb{R}, modélisant l’évolution de deux populations couplées : {x′(t)=−3x(t)+y(t)y′(t)=x(t)−3y(t)\begin{cases} x'(t) = -3x(t) + y(t) \\ y'(t) = x(t) - 3y(t) \end{cases} Avec les conditions initiales x(0)=1x(0) = 1 et y(0)=0y(0) = 0. Résoudre ce système.

Étape 1 : Mise sous forme matricielle. On pose X(t)=(x(t)y(t))X(t) = \begin{pmatrix} x(t) \\ y(t) \end{pmatrix}. Le système s’écrit X′(t)=AX(t)X'(t) = A X(t) avec A=(−311−3)A = \begin{pmatrix} -3 & 1 \\ 1 & -3 \end{pmatrix}.

Étape 2 : Réduction de la matrice AA. Calculons le polynôme caractéristique : χA(λ)=det⁡(λI2−A)=∣λ+3−1−1λ+3∣=(λ+3)2−1=(λ+3−1)(λ+3+1)=(λ+2)(λ+4)\chi_A(\lambda) = \det(\lambda I_2 - A) = \begin{vmatrix} \lambda + 3 & -1 \\ -1 & \lambda + 3 \end{vmatrix} = (\lambda + 3)^2 - 1 = (\lambda + 3 - 1)(\lambda + 3 + 1) = (\lambda + 2)(\lambda + 4) Les valeurs propres sont λ1=−2\lambda_1 = -2 et λ2=−4\lambda_2 = -4.

  • Pour λ1=−2\lambda_1 = -2 : (A+2I2)X=0  ⟺  −x+y=0  ⟺  y=x(A + 2I_2)X = 0 \iff -x + y = 0 \iff y = x. On prend V1=(11)V_1 = \begin{pmatrix} 1 \\ 1 \end{pmatrix}.
  • Pour λ2=−4\lambda_2 = -4 : (A+4I2)X=0  ⟺  x+y=0  ⟺  y=−x(A + 4I_2)X = 0 \iff x + y = 0 \iff y = -x. On prend V2=(1−1)V_2 = \begin{pmatrix} 1 \\ -1 \end{pmatrix}.

Étape 3 : Expression de la solution générale. Puisque AA est diagonalisable à valeurs réelles, la solution générale sur R\mathbb{R} est de la forme : X(t)=C1exp⁡(−2t)(11)+C2exp⁡(−4t)(1−1),(C1,C2)∈R2X(t) = C_1 \exp(-2t) \begin{pmatrix} 1 \\ 1 \end{pmatrix} + C_2 \exp(-4t) \begin{pmatrix} 1 \\ -1 \end{pmatrix}, \quad (C_1, C_2) \in \mathbb{R}^2 Soit sous forme coordonnée : {x(t)=C1exp⁡(−2t)+C2exp⁡(−4t)y(t)=C1exp⁡(−2t)−C2exp⁡(−4t)\begin{cases} x(t) = C_1 \exp(-2t) + C_2 \exp(-4t) \\ y(t) = C_1 \exp(-2t) - C_2 \exp(-4t) \end{cases}

Étape 4 : Utilisation des conditions initiales. À t=0t = 0, on a {x(0)=C1+C2=1y(0)=C1−C2=0\begin{cases} x(0) = C_1 + C_2 = 1 \\ y(0) = C_1 - C_2 = 0 \end{cases} En additionnant et soustrayant ces deux lignes, on obtient immédiatement C1=12C_1 = \frac{1}{2} et C2=12C_2 = \frac{1}{2}. La solution particulière recherchée est donc : {x(t)=12exp⁡(−2t)+12exp⁡(−4t)y(t)=12exp⁡(−2t)−12exp⁡(−4t)\begin{cases} x(t) = \frac{1}{2}\exp(-2t) + \frac{1}{2}\exp(-4t) \\ y(t) = \frac{1}{2}\exp(-2t) - \frac{1}{2}\exp(-4t) \end{cases}

  • Confondre le signe des valeurs propres dans l’exponentielle : une valeur propre λ\lambda donne exp⁡(λt)\exp(\lambda t) et non exp⁡(−λt)\exp(-\lambda t) de manière systématique.
  • Oublier de mentionner que les constantes d’intégration appartiennent à R\mathbb{R} (ou C\mathbb{C} selon le cadre, mais en BCPST le champ réel est de rigueur pour les applications biologiques).
  • Ne pas vérifier la solution en la réinjectant mentalement ou explicitement dans le système initial.