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📌 1. Définitions & Cadre d'étude

Le passage de la physique classique à la physique quantique s’impose pour décrire la matière à l’échelle microscopique, où la constante de Planck hh (ou ℏ=h2π\hbar = \frac{h}{2\pi}) ne peut plus être négligée.

  • Vecteur d’état (ket) : L’état d’un système quantique à un instant tt est représenté par un vecteur ∣ψ(t)⟩|\psi(t)\rangle appartenant à un espace de Hilbert complexe et séparable E\mathcal{E}.
  • Représentation spatiale (Fonction d’onde) : Dans la représentation position, un état pur est décrit par une fonction d’onde ψ(r⃗,t)∈L2(R3,C)\psi(\vec{r}, t) \in L^2(\mathbb{R}^3, \mathbb{C}).
  • Interprétation probabiliste de Born : La quantité ∣ψ(r⃗,t)∣2|\psi(\vec{r}, t)|^2 représente la densité de probabilité de présence de la particule à la position r⃗\vec{r} et à l’instant tt. La condition de normalisation s’écrit : ∭R3∣ψ(r⃗,t)∣2 d3r=1\iiint_{\mathbb{R}^3} |\psi(\vec{r}, t)|^2 \, d^3r = 1 Observables: Toute grandeur physique mesurable est représentée par un opérateur linéaire hermitien (ou auto-adjoint) agissant sur E\mathcal{E}.
  • Équation de Schrödinger :
    • Forme générale : H^(t)∣ψ(t)⟩=iℏ∂∂t∣ψ(t)⟩\hat{H}(t) |\psi(t)\rangle = i\hbar \frac{\partial}{\partial t} |\psi(t)\rangle, où H^\hat{H} est l’opérateur hamiltonien (énergie totale). Stationnaire: Pour un hamiltonien indépendant du temps, ∣ψ(t)⟩=∣ψE⟩e−iEℏt|\psi(t)\rangle = |\psi_E\rangle e^{-i\frac{E}{\hbar}t}, où H^∣ψE⟩=E∣ψE⟩\hat{H} |\psi_E\rangle = E |\psi_E\rangle.

📐 2. Théorèmes fondamentaux & Démonstrations clés

Section titled “📐 2. Théorèmes fondamentaux & Démonstrations clés”

Théorème : Conservation de la norme de la fonction d’onde

Section titled “Théorème : Conservation de la norme de la fonction d’onde”

Énoncé : Si ∣ψ(t)⟩|\psi(t)\rangle évolue selon l’équation de Schrödinger avec un hamiltonien H^\hat{H} hermitien, alors la norme ⟨ψ(t)∣ψ(t)⟩\langle \psi(t) | \psi(t) \rangle est indépendante du temps.

Démonstration :

  1. On considère la dérivée temporelle de la norme carrée : ddt⟨ψ(t)∣ψ(t)⟩=(ddt⟨ψ(t)∣)∣ψ(t)⟩+⟨ψ(t)∣(ddt∣ψ(t)⟩)\frac{d}{dt} \langle \psi(t) | \psi(t) \rangle = \left(\frac{d}{dt}\langle \psi(t)| \right) |\psi(t)\rangle + \langle \psi(t)| \left(\frac{d}{dt}|\psi(t)\rangle\right)
  2. D’après l’équation de Schrödinger iℏ∂∂t∣ψ⟩=H^∣ψ⟩i\hbar \frac{\partial}{\partial t} |\psi\rangle = \hat{H}|\psi\rangle, on a : ∂∂t∣ψ(t)⟩=1iℏH^∣ψ(t)⟩\frac{\partial}{\partial t} |\psi(t)\rangle = \frac{1}{i\hbar} \hat{H} |\psi(t)\rangle
  3. Par passage au bra (conjugué hermitien, en se rappelant que (iℏ)∗=−iℏ(i\hbar)^* = -i\hbar et que H^†=H^\hat{H}^\dagger = \hat{H} car l’hamiltonien est hermitien) : ∂∂t⟨ψ(t)∣=−1iℏ⟨ψ(t)∣H^†=−1iℏ⟨ψ(t)∣H^\frac{\partial}{\partial t} \langle \psi(t) | = -\frac{1}{i\hbar} \langle \psi(t) | \hat{H}^\dagger = -\frac{1}{i\hbar} \langle \psi(t) | \hat{H}
  4. En reportant dans la dérivée : ddt⟨ψ(t)∣ψ(t)⟩=(−1iℏ⟨ψ(t)∣H^)∣ψ(t)⟩+⟨ψ(t)∣(1iℏH^∣ψ(t)⟩)\frac{d}{dt} \langle \psi(t) | \psi(t) \rangle = \left( -\frac{1}{i\hbar} \langle \psi(t) | \hat{H} \right) |\psi(t)\rangle + \langle \psi(t) | \left( \frac{1}{i\hbar} \hat{H} |\psi(t)\rangle \right)
  5. Par factorisation des constantes : ddt⟨ψ(t)∣ψ(t)⟩=1iℏ(−⟨ψ(t)∣H^∣ψ(t)⟩+⟨ψ(t)∣H^∣ψ(t)⟩)=0\frac{d}{dt} \langle \psi(t) | \psi(t) \rangle = \frac{1}{i\hbar} \left( -\langle \psi(t) | \hat{H} | \psi(t) \rangle + \langle \psi(t) | \hat{H} | \psi(t) \rangle \right) = 0 La norme est donc une constante du mouvement, ce qui est indispensable pour préserver l’interprétation probabiliste (somme des probabilités égale à 11). ■\blacksquare

  • Recherche des états stationnaires (Puits de potentiel infini 1D) :

    1. Écrire l’équation de Schrödinger indépendante du temps sur l’intervalle où le potentiel V(x)V(x) est nul (ex: x∈[0,L]x \in [0, L]) : −ℏ22md2ψdx2=Eψ-\frac{\hbar^2}{2m} \frac{d^2\psi}{dx^2} = E\psi
    2. Poser k2=2mEℏ2k^2 = \frac{2mE}{\hbar^2} pour réécrire l’équation sous la forme d’une équation différentielle linéaire d’ordre 2 : d2ψdx2+k2ψ=0\frac{d^2\psi}{dx^2} + k^2\psi = 0
    3. Injecter les conditions aux limites (continuité de ψ\psi : ψ(0)=0\psi(0) = 0 et ψ(L)=0\psi(L) = 0) pour éliminer la solution en cosinus et quantifier le vecteur d’onde : kn=nπLk_n = \frac{n\pi}{L} avec n∈N∗n \in \mathbb{N}^*.
    4. En déduire le spectre des énergies : En=n2π2ℏ22mL2E_n = \frac{n^2 \pi^2 \hbar^2}{2mL^2}
  • Calcul d’une valeur moyenne et d’un écart-type :

    • Valeur moyenne d’une observable A^\hat{A} dans l’état ψ\psi : ⟨A⟩=∫−∞+∞ψ∗(x)A^ψ(x) dx\langle A \rangle = \int_{-\infty}^{+\infty} \psi^*(x) \hat{A} \psi(x) \, dx
    • Incertitude (écart-type) : ΔA=⟨A^2⟩−⟨A^⟩2\Delta A = \sqrt{\langle \hat{A}^2 \rangle - \langle \hat{A} \rangle^2}

  1. Oubli de la normalisation : Ne jamais intégrer ou exploiter une fonction d’onde sans s’assurer au préalable qu’elle est normée (⟨ψ∣ψ⟩=1\langle\psi|\psi\rangle = 1). C’est une cause fréquente d’élimination ou de perte de points.
  2. Confusion entre ψ(x,t)\psi(x,t) et ∣ψ(x,t)∣2|\psi(x,t)|^2 : La fonction d’onde ψ\psi peut être complexe, mais une grandeur physique mesurable ou une densité de probabilité doit être réelle. Le terme correct est ∣ψ∣2=ψ∗ψ|\psi|^2 = \psi^* \psi.
  3. Mauvaise manipulation des commutateurs : Deux observables ne commutent pas en general ([A^,B^]=A^B^−B^A^≠0[\hat{A}, \hat{B}] = \hat{A}\hat{B} - \hat{B}\hat{A} \neq 0), ce qui interdit leur mesure simultanée précise (relations de Heisenberg). Ne jamais permuter imprudemment position x^\hat{x} et impulsion p^x=−iℏ∂∂x\hat{p}_x = -i\hbar \frac{\partial}{\partial x}.
  4. Conditions aux limites incorrectes : Pour une fonction d’onde physique, ψ\psi doit être impérativement continue, de carré sommable, et sa dérivée spatiale doit également être continue (sauf aux points où le potentiel présente une discontinuité infinie).