Exercice 1 : Composition des mouvements
Problème de Sciences de l’Ingénieur - Filière PTSI
Section titled “Problème de Sciences de l’Ingénieur - Filière PTSI”Cinématique du solide rigide : Composition des mouvements
Section titled “Cinématique du solide rigide : Composition des mouvements”I. Énoncé du problème
Section titled “I. Énoncé du problème”On s’intéresse à un mécanisme de levage industriel utilisé sur un chantier de BTP, modélisé par le système plan représenté schématiquement ci-dessous.
Le système est composé de trois solides principaux :
- Le bâti , repéré par le repère galiléen .
- Un bras télescopique , articulé en au bâti . Sa position est repérée par l’angle . Le repère lié au bras est , avec porté par l’axe du bras. La longueur du bras est variable : , où est l’extrémité du bras.
- Une charge , modélisée par un solide ponctuel (ou dont l’orientation est maintenue fixe par rapport au sol par un mécanisme non étudié ici) en .
Le mouvement est supposé plan dans le plan . Les lois horaires du mouvement sont supposées connues :
- (vitesse de rotation constante ).
- (vitesse d’allongement constante ).
II. Questions
Section titled “II. Questions”-
Paramétrage et cinématique du bras (Solide 1 / Solide 0)
- Exprimer le vecteur rotation du repère par rapport au repère .
- Déterminer par derivation vectorielle directe la vitesse du point dans son mouvement par rapport à , notée .
-
Application de la loi de composition des vitesses
- Rappeler la formule de composition des vitesses pour un point appartenant au solide en mouvement par rapport au repère , en faisant intervenir le repère intermédiaire . Identifier chaque terme.
- Retrouver par cette méthode l’expression de .
-
Accélération du point
- Déterminer l’accélération d’entraînement du point dans le mouvement de par rapport à .
- Déterminer l’accélération relative du point dans son mouvement dans .
- Déterminer l’accélération de Coriolis .
- En déduire l’accélération absolue .
-
Analyse critique et limites du modèle
- Discuter des hypothèses cinématiques formulées (notamment sur et ).
- Quelles seraient les conséquences physiques sur le comportement du mécanisme si l’on tenait compte des jeux mécaniques dans les liaisons pivot et glissière ?
III. Pistes et indications
Section titled “III. Pistes et indications”- Piste 1 : Pour les dérivées vectorielles, utiliser la base locale et se rappeler que et .
- Piste 2 : L’accélération de Coriolis fait intervenir le produit vectoriel entre le vecteur rotation du repère et la vitesse relative. Ne l’oubliez pas !
- Piste 3 : Pour la dernière question, pensez aux efforts non modélisés et aux phénomènes vibratoires ou de flexion des structures élancées.
IV. Corrigé détaillé pas à pas
Section titled “IV. Corrigé détaillé pas à pas”1. Paramétrage et cinématique du bras
Section titled “1. Paramétrage et cinématique du bras”Le repère est en rotation autour de l’axe par rapport au repère . Le vecteur rotation s’écrit donc :
La position du point est définie par . Calculons la vitesse par dérivation par rapport au temps dans : En sachant que , on obtient : Avec les applications numériques littérales : .
2. Application de la loi de composition des vitesses
Section titled “2. Application de la loi de composition des vitesses”La formule de composition des vitesses du point dans son mouvement par rapport à en utilisant le repère intermédiaire s’écrit :
- : Vitesse relative (mouvement du point le long du bras).
- : Vitesse d’entraînement. Le point étant fixe, . Il vient : .
En sommant les deux termes : On retombe bien sur le même résultat.
3. Calcul des accélérations
Section titled “3. Calcul des accélérations”L’accélération absolue s’obtient par la loi de composition des accélérations :
-
Accélération relative (mouvement dans ) :
-
Accélération d’entraînement : Puisque est constante, . Ainsi :
-
Accélération de Coriolis :
-
Accélération absolue totale :
4. Analyse critique et limites du modèle
Section titled “4. Analyse critique et limites du modèle”- Critique des hypothèses cinématiques : Le modèle suppose des lois horaires parfaites ( et constantes), ce qui implique des dérivées discontinues aux instants de démarrage et d’arrêt (à par exemple), générant théoriquement des impulsions de Dirac sur les accélérations et donc des efforts infinis (unicité du choc). En réalité, les profils de vitesse doivent être lissés (ex. : rampes de vitesse trapézoïdales ou en S).
- Limites physiques et géométriques : Le modèle cinématique suppose des solides rigides parfaits. Or, un bras télescopique de chantier subit de la flexion sous l’effet de sa propre masse et de la charge . De plus, les liaisons glissière et pivot possèdent nécessairement des jeux mécaniques, provoquant des vibrations, des défauts de rectitude de trajectoire et invalide partiellement l’hypothèse d’un mouvement strictement plan.