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Cours : Optique et interférences

L’optique ondulatoire étudie la propagation de la lumière en tenant compte de sa nature électromagnétique. Dans le cadre du programme de CPGE PT, le champ lumineux est modélisé par une grandeur scalaire réelle, appelée vibration lumineuse s(M,t)s(M, t), représentant la composante pertinente d’un champ électrique optique.

  • Onde plane monochromatique (OPM) : s(M,t)=Acos⁡(ωt−k⃗⋅OM⃗+φ0)s(M, t) = A \cos(\omega t - \vec{k}\cdot\vec{OM} + \varphi_0) où ω=2πν\omega = 2\pi\nu est la pulsation, k⃗\vec{k} le vecteur d’onde (de norme k=2πλ=nωck = \frac{2\pi}{\lambda} = \frac{n\omega}{c}), et φ0\varphi_0 la phase à l’origine.
  • Vecteur de Poynting et Intensité lumineuse : L’intensité lumineuse I(M)I(M) en un point MM est définie comme la moyenne temporelle du carré de la vibration lumineuse (assimilée à l’éclairement énergétique) : I(M)=⟨s2(M,t)⟩TI(M) = \langle s^2(M, t) \rangle_T

Pour observer des interférences lumineuses stationnaires issues de deux sources S1S_1 et S2S_2, les sources doivent être :

  1. Synchrones : même pulsation ω\omega.
  2. Cohérentes : différence de phase Δφ(t)\Delta \varphi(t) en moyenne temporelle stationnaire (sources issues d’une même source primaire par division du front d’onde ou d’amplitude).
  3. De même état de polarisation (pour des interférences optimales avec un contraste maximal).

📐 2. Théorèmes fondamentaux & Démonstrations clés

Section titled “📐 2. Théorèmes fondamentaux & Démonstrations clés”

Soit un point MM éclairé par deux sources synchrones S1S_1 et S2S_2 de vibrations respectives : s1(M,t)=A1cos⁡(ωt−φ1(M))s_1(M, t) = A_1 \cos(\omega t - \varphi_1(M)) s2(M,t)=A2cos⁡(ωt−φ2(M))s_2(M, t) = A_2 \cos(\omega t - \varphi_2(M))

La vibration résultante est s(M,t)=s1(M,t)+s2(M,t)s(M, t) = s_1(M, t) + s_2(M, t). L’intensité lumineuse s’écrit, en introduisant la différence de phase Δφ(M)=φ2(M)−φ1(M)\Delta \varphi(M) = \varphi_2(M) - \varphi_1(M) :

I(M)=⟨s(M,t)2⟩T=I1+I2+2I1I2cos⁡(Δφ(M))I(M) = \langle s(M, t)^2 \rangle_T = I_1 + I_2 + 2 \sqrt{I_1 I_2} \cos(\Delta \varphi(M))

Où I1=A122I_1 = \frac{A_1^2}{2} et I2=A222I_2 = \frac{A_2^2}{2}.

2.2. Démonstration : Lien entre différence de marche et différence de phase

Section titled “2.2. Démonstration : Lien entre différence de marche et différence de phase”

Objectif: Exprimer Δφ\Delta \varphi en fonction du chemin optique.*

Le chemin optique A(A,B)\mathcal{A}(A, B) entre deux points AA et BB dans un milieu d’indice de réfraction nn (éventuellement variable) est défini par : A(A,B)=∫ABn(M) dσ\mathcal{A}(A, B) = \int_{A}^{B} n(M) \, \text{d}\sigma

Pour une onde se propageant de la source SiS_i au point MM, la phase s’exprime par : φi(M)=φ0,i−k0A(Si,M)\varphi_i(M) = \varphi_{0,i} - k_0 \mathcal{A}(S_i, M) où k0=ωc=2πλ0k_0 = \frac{\omega}{c} = \frac{2\pi}{\lambda_0} est le nombre d’onde dans le vide.

La différence de phase Δφ(M)\Delta \varphi(M) entre les deux chemins optiques s’écrit alors : Δφ(M)=φ2(M)−φ1(M)=−k0(A(S2,M)−A(S1,M))+Δφ0\Delta \varphi(M) = \varphi_2(M) - \varphi_1(M) = -k_0 \left( \mathcal{A}(S_2, M) - \mathcal{A}(S_1, M) \right) + \Delta \varphi_0

En définissant la différence de marche δ=A(S2,M)−A(S1,M)\delta = \mathcal{A}(S_2, M) - \mathcal{A}(S_1, M) et en supposant les sources en phase (Δφ0=0\Delta \varphi_0 = 0), on obtient la relation fondamentale : Δφ(M)=2πλ0δ(M)\Delta \varphi(M) = \frac{2\pi}{\lambda_0} \delta(M) L’intensité devient : I(M)=I1+I2+2I1I2cos⁡(2πλ0δ(M))I(M) = I_1 + I_2 + 2 \sqrt{I_1 I_2} \cos\left( \frac{2\pi}{\lambda_0} \delta(M) \right)


3.1. Calcul d’interférences à deux onde (Interféromètre de Michelson, Frousse d’Young)

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  1. Identifier les sources secondaires S1S_1 et S2S_2 ou les miroirs équivalents.
  2. Exprimer le chemin optique A(Si,M)\mathcal{A}(S_i, M) en faisant une approximation parabolique (approximation paraxiale) si nécessaire : A≈z+x2+y22z\mathcal{A} \approx z + \frac{x^2+y^2}{2z}
  3. Calculer la différence de marche δ\delta.
  4. Déterminer l’interfrange i˙\dot{i} ou l’entre-anneau :
    • Interfrange (configuration d’Young) : distance entre deux franges brillantes consécutives, Δx=i=λ0Da\Delta x = i = \frac{\lambda_0 D}{a}.
    • Dispositif à division d’amplitude (Michelson réglé en lame d’air) : étude des anneaux d’égale inclinaison.

3.2. Notion de contraste (Visibilité des franges)

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Le contraste (ou visibilité) CC d’un système d’interférences est défini par : C=Imax−IminImax+IminC = \frac{I_{\text{max}} - I_{\text{min}}}{I_{\text{max}} + I_{\text{min}}}

Pour deux ondes d’intensités égales I1=I2=I0I_1 = I_2 = I_0 : Imax=4I0,Imin=0  ⟹  C=1I_{\text{max}} = 4 I_0, \quad I_{\text{min}} = 0 \implies C = 1


  1. Confondre chemin géométrique et chemin optique : Ne jamais oublier de multiplier la distance géométrique par l’indice du milieu nn traversé. δ=∑nidli\delta = \sum n_i \text{d}l_i.
  2. Oublier le déphasage par réflexion (lames minces) : Lors d’une réflexion sur un milieu plus réfringent (n2>n1n_2 > n_1), l’onde subit un saut de phase de π\pi (soit une modification de la différence de marche de λ02\frac{\lambda_0}{2}). Ne pas l’inclure fausse complètement la localisation des franges brillantes et sombres.
  3. Domaine de validité de la cohérence temporelle : Pour une source polychromatique ou présentant une largeur spectrale Δλ\Delta \lambda, les interférences se brouillent lorsque la différence de marche δ\delta dépasse la longueur de cohérence Lc≈λ02ΔλL_c \approx \frac{\lambda_0^2}{\Delta \lambda}.
  4. Erreurs d’unités dans les applications numériques : Toujours convertir les longueurs d’onde en mètres (\text{m}) et vérifier l’homogénéité des expressions littérales avant tout calcul numérique exigé par le jury.