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Exercice 1 : Principe de Huygens-Fresnel et diffraction de Fraunhofer

🌐 Énoncé du problème / Cadre d’étude

Section titled “🌐 Énoncé du problème / Cadre d’étude”

Le présent problème s’intéresse à l’analyse ondulatoire de la lumière à travers le modèle scalaire de la diffraction. On se place dans le cadre de l’approximation scalariste où l’on néglique la nature vectorielle du champ électromagnétique (on étudie une composante complexe du champ électrique notée s‾(M,t)=A‾(M)ej(ωt−ϕ(M))\underline{s}(M, t) = \underline{A}(M)e^{j(\omega t - \phi(M))}).

L’objectif est d’établir le formalisme de la diffraction de Fraunhofer (approximation des grands distances) à partir du principe de Huygens-Fresnel, puis de l’appliquer à l’étude d’une ouverture rectangulaire et d’une fente fine, avant d’aborder une analyse critique des limites du modèle.

On considère une onde lumineuse monochromatique de pulsation ω\omega et de longueur d’onde λ\lambda dans le vide (c=λνc = \lambda \nu), éclairant une ouverture plane S\mathcal{S} percée dans un écran opaque plan (P0)(\mathcal{P}_0) situé dans le plan z=0z = 0. On observe la figure de diffraction sur un écran parallèle (P)(\mathcal{P}) situé à une distance DD (plan z=Dz = D).


❓ Questions progressives (incluant une analyse critique du modèle)

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  1. Rappels et formalisme du principe de Huygens-Fresnel Énoncer qualitativement le principe de Huygens-Fresnel. En déduire l’expression élémentaire de l’amplitude complexe dA‾(M)\mathrm{d}\underline{A}(M) en un point MM du plan d’observation, créé par l’élément de surface dS\mathrm{d}S situé au point P(x,y,0)P(x, y, 0) de l’ouverture, sachant que l’onde incidente est plane, normale à l’ouverture, et d’amplitude complexe uniforme A‾0\underline{A}_0.

  2. Approximation de Fraunhofer En écrivant les coordonnées du point d’observation M(X,Y,D)M(X, Y, D) et du point source P(x,y,0)P(x, y, 0), effectuer un développement limité à l’ordre pertinent de la distance PM=r=∣∣r⃗∣∣PM = r = ||\vec{r}|| (où r⃗=PM⃗\vec{r} = \vec{PM}) sous les hypothèses de Fraunhofer (D≫max⁡(x2+y2)/λD \gg \max(x^2+y^2)/\lambda et D≫max⁡(X2+Y2)/λD \gg \max(X^2+Y^2)/\lambda). En déduire l’expression de l’amplitude complexe diffractée A‾(M)\underline{A}(M) sous la forme d’une intégrale double portant sur la surface S\mathcal{S}, en faisant apparaître les variables fréquentielles spatiales.

  3. Application à une fente rectangulaire infinie On considère une fente fine de largeur aa suivant l’axe OxOx et de longueur LL très grande (L≫aL \gg a) suivant l’axe OyOy. L’ouverture est définie par −a/2≤x≤a/2-a/2 \le x \le a/2 et −L/2≤y≤L/2-L/2 \le y \le L/2. Calculer l’amplitude complexe A‾(X,Y,D)\underline{A}(X, Y, D) au point MM de l’écran. On posera u=πaXλDu = \frac{\pi a X}{\lambda D}. Exprimer l’intensité lumineuse I(X)=I0(sin⁡uu)2I(X) = I_0 \left(\frac{\sin u}{u}\right)^2, où I0I_0 est l’intensité au centre de la figure (X=0X = 0).

  4. Analyse critique du modèle scalaire et des approximations

    • a) Discuter la validité de l’approximation de Fraunhofer si l’écran d’observation est ramené à une distance D=10 cmD = 10\text{ cm}, pour une fente de largeur a=0,1 mma = 0{,}1\text{ mm} et une longueur d’onde λ=632,8 nm\lambda = 632{,}8\text{ nm} (laser hélium-néon). Conclure sur le régime de diffraction applicable (Fresnel vs Fraunhofer).
    • b) Le modèle scalaire néglige la nature vectorielle de la lumière. À quelle condition géométrique et dimensionnelle sur l’ouverture cette approximation s’avère-t-elle mise en défaut ?

💡 Pistes & Indications méthodologiques

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  • Question 1 : Penser à exprimer la phase de l’onde sphérique élémentaire issue de dS\mathrm{d}S en fonction du vecteur d’onde k=2πλk = \frac{2\pi}{\lambda} et de la distance PMPM. Le facteur d’inclinaison (ou facteur d’obstruction) de obliquité sera considéré comme constant et inclus dans la constante homogène.
  • Question 2 : Utiliser l’expression cartésienne PM=(X−x)2+(Y−y)2+D2PM = \sqrt{(X-x)^2 + (Y-y)^2 + D^2} et factoriser par DD. Un développement limité de type 1+ϵ≈1+ϵ/2−ϵ2/8\sqrt{1+\epsilon} \approx 1 + \epsilon/2 - \epsilon^2/8 est requis pour la phase, tandis qu’au dénominateur, l’approximation PM≈DPM \approx D suffit généralement (approximation radiométrique).
  • Question 3 : L’intégrale double se sépare en un produit de deux intégrales simples (en xx et en yy). L’intégration sur yy fait intervenir un sinus cardinal associé à la dimension LL, tandis que l’intégration sur xx donne le terme en sin⁡(u)/u\sin(u)/u.
  • Question 4 : Calculer le paramètre de Fresnel F=a2λDF = \frac{a^2}{\lambda D} pour comparer les ordres de grandeur.

1. Principe de Huygens-Fresnel et amplitude élémentaire

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Le principe de Huygens-Fresnel énonce que tout point d’un front d’onde peut être considéré comme une source secondaire d’ondes sphériques secondaires. L’amplitude du champ lumineux en un point MM est la superposition (interférence) de toutes ces ondes secondaires cohérentes.

Soit A‾0\underline{A}_0 l’amplitude complexe de l’onde incidente (supposée uniforme sur l’ouverture). L’élément de surface dS\mathrm{d}S situé en P(x,y,0)P(x, y, 0) émet une onde sphérique dont l’amplitude complexe en MM s’écrit, à une constante multiplicative près (notée −jλ\frac{-j}{\lambda} par convention rigoureuse issue de la formulation de Kirchhoff-Sommerfeld) :

dA‾(M)=A‾0dSrexp⁡(−jkr)\mathrm{d}\underline{A}(M) = \underline{A}_0 \frac{\mathrm{d}S}{r} \exp(-j k r)

avec k=2πλk = \frac{2\pi}{\lambda} le nombre d’onde et r=∣∣PM⃗∣∣r = ||\vec{PM}||.

Les coordonnées des points sont P(x,y,0)P(x, y, 0) et M(X,Y,D)M(X, Y, D). La distance rr s’exprime par : r=(X−x)2+(Y−y)2+D2=D1+X2+Y2D2+x2+y2D2−2Xx+YyD2r = \sqrt{(X-x)^2 + (Y-y)^2 + D^2} = D \sqrt{1 + \frac{X^2+Y^2}{D^2} + \frac{x^2+y^2}{D^2} - 2\frac{Xx + Yy}{D^2}}

Sous l’approximation de Fraunhofer (D≫max⁡(x2+y2)/λD \gg \max(x^2+y^2)/\lambda et D≫max⁡(X2+Y2)/λD \gg \max(X^2+Y^2)/\lambda), on effectue un développement limité de rr :

  • Au dénominateur (terme d’amplitude) : on approxime r≈Dr \approx D.
  • Dans l’exponentielle (terme de phase, beaucoup plus sensible car λ\lambda est très petit) : r≈D(1+X2+Y22D2+x2+y22D2−Xx+YyD2)r \approx D \left(1 + \frac{X^2+Y^2}{2D^2} + \frac{x^2+y^2}{2D^2} - \frac{Xx+Yy}{D^2}\right)

En reportant dans l’intégrale sur toute la surface S\mathcal{S} de l’ouverture : A‾(M)=A‾0Dexp⁡(−jkD)exp⁡(−jkX2+Y22D)∬Sexp⁡(−jkx2+y22D)exp⁡(jkXx+YyD)dx dy\underline{A}(M) = \frac{\underline{A}_0}{D} \exp\left(-j k D\right) \exp\left(-j k \frac{X^2+Y^2}{2D}\right) \iint_{\mathcal{S}} \exp\left(-j k \frac{x^2+y^2}{2D}\right) \exp\left(j k \frac{Xx + Yy}{D}\right) \mathrm{d}x\,\mathrm{d}y

Sous l’hypothèse supplémentaire de Fraunhofer où le terme quadratique $\exp\left(-j k \frac{x^2+y^2}{2D}\g