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📌 1. DĂ©finitions & Cadre d'Ă©tude

En classe de PTSI, l’étude thermodynamique s’inscrit dans le cadre de la description macroscopique de la matiĂšre Ă  l’équilibre ou au cours d’évolutions quasi-statiques.

SystĂšme thermodynamique et variables d’état

Section titled “SystĂšme thermodynamique et variables d’état”

Un systĂšme est une portion de l’univers dĂ©limitĂ©e par une surface rĂ©elle ou fictive. Il peut ĂȘtre :

  • FermĂ© : pas d’échange de matiĂšre avec l’extĂ©rieur.
  • Ouvert : Ă©change de matiĂšre et d’énergie.
  • IsolĂ© : aucun Ă©change ni de matiĂšre ni d’énergie.

L’état d’un systĂšme Ă  l’équilibre thermodynamique est dĂ©crit par des variables d’état (tempĂ©rature TT, pression PP, volume VV, nombre de moles nn).

  • Les grandeurs extensives (ex: VV, UU, SS) sont proportionnelles Ă  la quantitĂ© de matiĂšre.
  • Les grandeurs intensives (ex: PP, TT) sont indĂ©pendantes de la quantitĂ© de matiĂšre.

L’équation d’état du gaz parfait est : PV=nRTP V = n R T avec R=8,314 J⋅mol−1⋅K−1R = 8{,}314\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}. Les Ă©nergies internes UU et enthalphie HH d’un gaz parfait ne dĂ©pendent que de la tempĂ©rature : ΔU=∫T1T2Cv(T) dTetΔH=∫T1T2Cp(T) dT\Delta U = \int_{T_1}^{T_2} C_v(T) \, dT \quad \text{et} \quad \Delta H = \int_{T_1}^{T_2} C_p(T) \, dT Pour un gaz parfait monoatomique ou diatomique de capacitĂ©s thermiques massiques ou molaires constantes, on utilise la relation de Mayer : Cp−Cn=nRC_p - C_n = n R (ou cp−cv=rc_p - c_v = r).

Section titled “L’équation d’état du gaz parfait est : PV=nRTP V = n R TPV=nRT avec R=8,314 J⋅mol−1⋅K−1R = 8{,}314\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}R=8,314 J⋅mol−1⋅K−1. Les Ă©nergies internes UUU et enthalphie HHH d’un gaz parfait ne dĂ©pendent que de la tempĂ©rature : ΔU=∫T1T2Cv(T) dTetΔH=∫T1T2Cp(T) dT\Delta U = \int_{T_1}^{T_2} C_v(T) \, dT \quad \text{et} \quad \Delta H = \int_{T_1}^{T_2} C_p(T) \, dTΔU=∫T1​T2​​Cv​(T)dTetΔH=∫T1​T2​​Cp​(T)dT Pour un gaz parfait monoatomique ou diatomique de capacitĂ©s thermiques massiques ou molaires constantes, on utilise la relation de Mayer : Cp−Cn=nRC_p - C_n = n RCp​−Cn​=nR (ou cp−cv=rc_p - c_v = rcp​−cv​=r).”

📐 2. ThĂ©orĂšmes fondamentaux & DĂ©monstrations clĂ©s

Section titled “📐 2. ThĂ©orĂšmes fondamentaux & DĂ©monstrations clĂ©s”

Pour un systĂšme fermĂ© au repos macroscopique, le premier principe postule l’existence d’une fonction d’état extensive, l’énergie interne UU, telle que pour toute transformation : ΔU=W+Q\Delta U = W + Q oĂč WW est le travail des forces extĂ©rieures et QQ le transfert thermique.

  • Forme infinitĂ©simale : dU=ÎŽW+ÎŽQdU = \delta W + \delta Q (attention, dUdU est une diffĂ©rentielle exacte, mais ÎŽW\delta W et ÎŽQ\delta Q sont des formes diffĂ©rentielles non exactes).

Il introduit l’existence d’une fonction d’état extensive, l’entropie SS, non conservative. Pour une transformation entre deux Ă©tats d’équilibre : ΔS=Sech+Scre\Delta S = S_{\text{ech}} + S_{\text{cre}} avec l’entropie créée vĂ©rifiant Scre≄0S_{\text{cre}} \ge 0 (principe d’évolution).

  • Scre>0S_{\text{cre}} > 0 pour une transformation irrĂ©versible.
  • Scre=0S_{\text{cre}} = 0 pour une transformation rĂ©versible (idĂ©alisation).

Second principe sous forme d’inĂ©galitĂ© de Clausius

Section titled “Second principe sous forme d’inĂ©galitĂ© de Clausius”

Pour tout cycle ou transformation : ΔS≄∫ΎQText\Delta S \ge \int \frac{\delta Q}{T_{\text{ext}}} Et pour une transformation monotherme avec l’extĂ©rieur Ă  la tempĂ©rature T0T_0 : Scre=ΔS−QT0≄0S_{\text{cre}} = \Delta S - \frac{Q}{T_0} \ge 0


Le travail Ă©lĂ©mentaire des forces de pression s’exprime par : ÎŽW=−PextdV\delta W = - P_{\text{ext}} dV

  • Transformation monobare (Pext=P0=cteP_{\text{ext}} = P_0 = \text{cte}) : W=−P0(V2−V1)W = - P_0 (V_2 - V_1)
  • Transformation rĂ©versible (Pext=PsysteˋmeP_{\text{ext}} = P_{\text{systĂšme}}) : W=−∫V1V2P(V) dVW = - \int_{V_1}^{V_2} P(V) \, dV
  • Transformation isochore (V=cteV = \text{cte}) : W=0W = 0

Une machine thermique Ă©change de l’énergie avec NN sources de chaleur. Le cas le plus courant est le fonctionnement entre une source chaude (tempĂ©rature TcT_c) et une source froide (tempĂ©rature TfT_f).

  1. Bilan d’énergie (1er principe sur un cycle) : ΔUcycle=0  âŸč  Wcycle+Qc+Qf=0\Delta U_{\text{cycle}} = 0 \implies W_{\text{cycle}} + Q_c + Q_f = 0 oĂč QcQ_c est reçu de la source chaude et QfQ_f de la source froide.

  2. Bilan d’entropie (2Ăšme principe sur un cycle) : ΔScycle=0=QcTc+QfTf+Scre\Delta S_{\text{cycle}} = 0 = \frac{Q_c}{T_c} + \frac{Q_f}{T_f} + S_{\text{cre}} avec Scre≄0S_{\text{cre}} \ge 0.

  3. Efficacités et performances :

    • Moteur thermique (convertit de la chaleur en travail, Wcycle<0W_{\text{cycle}} < 0) : η=−WcycleQc=1+QfQc≀1−TfTc=ηCarnot\eta = \frac{-W_{\text{cycle}}}{Q_c} = 1 + \frac{Q_f}{Q_c} \le 1 - \frac{T_f}{T_c} = \eta_{\text{Carnot}}
    • RĂ©frigĂ©rateur (transfĂšre de la chaleur du froid vers le chauds grĂące au travail, Wcycle>0W_{\text{cycle}} > 0) : COPreˊfrigeˊrateur=QfWcycle≀TfTc−Tf\text{COP}_{\text{rĂ©frigĂ©rateur}} = \frac{Q_f}{W_{\text{cycle}}} \le \frac{T_f}{T_c - T_f}
    • Pompe Ă  chaleur : COPPAC=−QcWcycle≀TcTc−Tf\text{COP}_{\text{PAC}} = \frac{-Q_c}{W_{\text{cycle}}} \le \frac{T_c}{T_c - T_f}

  1. Confondre fonction d’état et transfert : Dire ΔW\Delta W ou \tombstone\tombstone est une erreur fatale. WW et QQ dĂ©pendent du chemin thermodynamique suivi, ce ne sont pas des diffĂ©rentielles exactes (on note ÎŽW\delta W et ÎŽQ\delta Q). Seuls dUdU, dHdH et dSdS s’intĂšgrent simplement entre deux Ă©tats.

  2. Oublier le signe de la pression extĂ©rieure (PextP_{\text{ext}}) : Dans la formule ÎŽW=−PextdV\delta W = -P_{\text{ext}}dV, la pression extĂ©rieure n’est pas nĂ©cessairement la pression interne du gaz. En cas de dĂ©tente brutale contre une pression atmosphĂ©rique constante P0P_0, on utilise Pext=P0P_{\text{ext}} = P_0, et non P(V)P(V) du gaz.

  3. Mauvaise utilisation des unités de température : Toutes les relations issues du second principe et les lois des gaz parfaits impliquent impérativement des températures en Kelvin (TT en K=Ξ en ∘C+273,15\text{K} = \theta \text{ en } ^\circ\text{C} + 273{,}15). Utiliser des degrés Celsius dans les expressions de Carnot conduit à des résultats aberrants.

  4. Inverser les sources dans les coefficients de performance : Soyez rigoureux sur les signes algébriques : QcQ_c est la chaleur reçue de la source chaude, QfQ_f celle de la source froide. Pour un moteur, Qc>0Q_c > 0 et Qf<0Q_f < 0.