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Exercice 1 : Matrice d inertie et PFD 3D

Problème Guidé : Étude dynamique 3D d’un système articulé (Filière PSI - SII)

Section titled “Problème Guidé : Étude dynamique 3D d’un système articulé (Filière PSI - SII)”

On considère un mécanisme spatial dont le mouvement est étudié dans le cadre de la préparation aux concours CPGE (filière PSI).

Soit un solide SS, de masse MM, dont on souhaite déterminer la dynamique spatiale. Le repère lié au solide est noté Rs=(O,x⃗s,y⃗s,z⃗s)\mathcal{R}_s = (O, \vec{x}_s, \vec{y}_s, \vec{z}_s), où OO est le centre de masse du solide SS. Le repère galiléen de référence est noté R0=(O,x⃗0,y⃗0,z⃗0)\mathcal{R}_0 = (O, \vec{x}_0, \vec{y}_0, \vec{z}_0).

  1. La matrice d’inertie du solide SS exprimée au point OO dans la base Bs=(x⃗s,y⃗s,z⃗s)\mathcal{B}_s = (\vec{x}_s, \vec{y}_s, \vec{z}_s) est donnée par : [I(O,S)]Bs=(A−D0−DB000C)(en kg⋅m2)[I(O, S)]_{\mathcal{B}_s} = \begin{pmatrix} A & -D & 0 \\ -D & B & 0 \\ 0 & 0 & C \end{pmatrix} \quad (\text{en } \text{kg}\cdot\text{m}^2)
  2. Le solide SS est en mouvement de rotation autour de l’axe fixe (O,z⃗0)(O, \vec{z}_0) avec un angle θ(t)\theta(t), tel que z⃗s=z⃗0\vec{z}_s = \vec{z}_0.
  3. Les vecteurs de la base Bs\mathcal{B}_s sont déduits de B0=(x⃗0,y⃗0,z⃗0)\mathcal{B}_0 = (\vec{x}_0, \vec{y}_0, \vec{z}_0) par une rotation d’angle θ\theta autour de z⃗0\vec{z}_0. On a donc : ω⃗(S/R0)=θ˙z⃗0=θ˙z⃗s\vec{\omega}(S/\mathcal{R}_0) = \dot{\theta} \vec{z}_0 = \dot{\theta} \vec{z}_s
  4. Le système est soumis à un couple moteur de moment C⃗m=Cmz⃗0\vec{C}_m = C_m \vec{z}_0 et à un couple résistant de frottement visqueux de moment C⃗f=−fθ˙z⃗0\vec{C}_f = -f \dot{\theta} \vec{z}_0 (avec f>0f > 0).

Exprimer le vecteur vitesse de rotation Ω⃗(S/R0)\vec{\Omega}(S/\mathcal{R}_0) du solide SS par rapport au repère galiléen R0\mathcal{R}_0 dans la base Bs\mathcal{B}_s. Correction: ** Le mouvement de SS par rapport à R0\mathcal{R}_0 est une rotation pure autour de l’axe (O,z⃗0)(O, \vec{z}_0). Par définition : Ω⃗(S/R0)=θ˙z⃗0\vec{\Omega}(S/\mathcal{R}_0) = \dot{\theta} \vec{z}_0 Puisque z⃗s=z⃗0\vec{z}_s = \vec{z}_0, on a immédiatement dans la base Bs\mathcal{B}_s : Ω⃗(S/R0)=θ˙z⃗s(en rad⋅s−1)\vec{\Omega}(S/\mathcal{R}_0) = \dot{\theta} \vec{z}_s \quad (\text{en } \text{rad}\cdot\text{s}^{-1})

Déterminer le vecteur accélération angulaire δ⃗(S/R0)\vec{\delta}(S/\mathcal{R}_0) de SS par rapport à R0\mathcal{R}_0. Correction: ** L’accélération angulaire est la dérivée temporelle du vecteur rotation dans le repère de référence R0\mathcal{R}_0 : δ⃗(S/R0)=(dΩ⃗(S/R0)dt)R0=θ¨z⃗0+θ˙(dz⃗0dt)R0\vec{\delta}(S/\mathcal{R}_0) = \left( \frac{d\vec{\Omega}(S/\mathcal{R}_0)}{dt} \right)_{\mathcal{R}_0} = \ddot{\theta} \vec{z}_0 + \dot{\theta} \left( \frac{d\vec{z}_0}{dt} \right)_{\mathcal{R}_0} Le vecteur z⃗0\vec{z}_0 étant fixe dans R0\mathcal{R}_0, sa dérivée est nulle. Ainsi : δ⃗(S/R0)=θ¨z⃗s(en rad⋅s−2)\vec{\delta}(S/\mathcal{R}_0) = \ddot{\theta} \vec{z}_s \quad (\text{en } \text{rad}\cdot\text{s}^{-2})


Partie 2 : Application du Théorème du Moment Cinétique (TMC)

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Exprimer le moment cinétique σ⃗(O,S/R0)\vec{\sigma}(O, S/\mathcal{R}_0) du solide SS au point OO dans la base Bs\mathcal{B}_s. Correction: ** Par définition, le moment cinétique au point OO (qui est le centre de masse) s’exprime par le produit de la matrice d’inertie par le vecteur rotation : σ⃗(O,S/R0)=[I(O,S)]⋅Ω⃗(S/R0)\vec{\sigma}(O, S/\mathcal{R}_0) = [I(O, S)] \cdot \vec{\Omega}(S/\mathcal{R}_0) En écriture matricielle dans la base Bs\mathcal{B}_s : [σ⃗(O,S/R0)]Bs=(A−D0−DB000C)(00θ˙)=(00Cθ˙)[\vec{\sigma}(O, S/\mathcal{R}_0)]_{\mathcal{B}_s} = \begin{pmatrix} A & -D & 0 \\ -D & B & 0 \\ 0 & 0 & C \end{pmatrix} \begin{pmatrix} 0 \\ 0 \\ \dot{\theta} \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} 0 \\ 0 \\ C \dot{\theta} \end{pmatrix} On en déduit l’expression vectorielle : σ⃗(O,S/R0)=Cθ˙z⃗s(en kg⋅m2⋅s−1)\vec{\sigma}(O, S/\mathcal{R}_0) = C \dot{\theta} \vec{z}_s \quad (\text{en } \text{kg}\cdot\text{m}^2\cdot\text{s}^{-1}) Remarque: * Bien que la matrice d’inertie possède des produits d’inertie non nuls (terme −D-D), seuls les éléments de la troisième colonne interviennent ici car la rotation se fait autour de l’axe z⃗s\vec{z}_s.

Appliquer le Théorème du Moment Cinétique au point OO en projection sur l’axe z⃗0\vec{z}_0 pour établir l’équation du mouvement (équation différentielle régissant θ(t)\theta(t)). Correction: ** Le TMC appliqué au point OO (centre de masse ou point fixe) s’écrit : D⃗(O,S/R0)=M⃗O(ext)\vec{\mathcal{D}}(O, S/\mathcal{R}_0) = \vec{M}_O(\text{ext}) où D⃗(O,S/R0)=(dσ⃗(O,S/R0)dt)R0\vec{\mathcal{D}}(O, S/\mathcal{R}_0) = \left( \frac{d\vec{\sigma}(O, S/\mathcal{R}_0)}{dt} \right)_{\mathcal{R}_0} est le moment dynamique.

Calculons la dérivée du moment cinétique : D⃗(O,S/R0)=ddt(Cθ˙)z⃗s+Cθ˙(dz⃗sdt)R0\vec{\mathcal{D}}(O, S/\mathcal{R}_0) = \frac{d}{dt}(C \dot{\theta}) \vec{z}_s + C \dot{\theta} \left( \frac{d\vec{z}_s}{dt} \right)_{\mathcal{R}_0} Puisque (dz⃗sdt)R0=Ω⃗(S/R0)∧z⃗s=θ˙z⃗s∧z⃗s=0⃗\left( \frac{d\vec{z}_s}{dt} \right)_{\mathcal{R}_0} = \vec{\Omega}(S/\mathcal{R}_0) \wedge \vec{z}_s = \dot{\theta} \vec{z}_s \wedge \vec{z}_s = \vec{0}, il vient : D⃗(O,S/R0)=Cθ¨z⃗s\vec{\mathcal{D}}(O, S/\mathcal{R}_0) = C \ddot{\theta} \vec{z}_s

Le bilan des moments extérieurs au point OO se résume aux actions motrices et résistantes : M⃗O(ext)=C⃗m+C⃗f=(Cm−fθ˙)z⃗0\vec{M}_O(\text{ext}) = \vec{C}_m + \vec{C}_f = (C_m - f \dot{\theta}) \vec{z}_0

En projetant l’égalité D⃗(O,S/R0)=M⃗O(ext)\vec{\mathcal{D}}(O, S/\mathcal{R}_0) = \vec{M}_O(\text{ext}) sur l’axe z⃗0\vec{z}_0 (ou z⃗s\vec{z}_s), on obtient l’équation différentielle : Cθ¨+fθ˙=Cm(en N⋅m)C \ddot{\theta} + f \dot{\theta} = C_m \quad (\text{en } \text{N}\cdot\text{m})


  1. Validation par rapport aux produits d’inertie : On observe que les termes AA, BB et DD de la matrice d’inertie n’apparaissent pas dans l’équation finale du mouvement. Cela s’explique par le fait que l’axe de rotation z⃗0\vec{z}_0 est colinéaire à l’axe principal z⃗s\vec{z}_s (CC étant le moment d’inertie par rapport à cet axe). Les déséquilibres massiques représentés par −D-D n’influencent pas le mouvement de rotation autour de cet axe fixe unique, mais ils se manifesteraient dans les efforts de liaison au niveau des paliers (efforts dynamiques radiaux).
  2. Cohérence physique : L’équation obtenue est du premier ordre en θ˙\dot{\theta} (ou du second ordre en θ\theta). Le terme Cθ¨C \ddot{\theta} représente l’inertie dynamique, fθ˙f \dot{\theta} représente le couple dissipatif (visqueux), et CmC_m est l’effort moteur. C’est l’équation classique d’un système asservi ou entraîné en rotation pure.