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Optimisation Concours : SII PSI/PSI*

🎯 Objectif du Module & Exigences des Jurys

Section titled “🎯 Objectif du Module & Exigences des Jurys”

En tant que concepteur de sujets et membre de jurys de concours (Mines-Ponts, Centrale-Supélec, CCINP), je constate chaque année les mêmes failles dans les copies de PSI/PSI*. Le problème ne réside pas seulement dans la maîtrise du cours, mais dans l’art de rédiger pour enclencher les points du barème.

Ce guide synthétise les trois questions les plus discriminantes en Sciences Industrielles pour l’Ingénieur en filière PSI. Pour chaque question, vous trouverez la stratégie exacte du correcteur, la structure de rédaction exigée (avec un formalisme mathématique rigoureux), un cas pratique corrigé et les erreurs éliminatoires à bannir.


📌 Question Type 1 : Synthèse et dimensionnement d’un correcteur à avance ou retard de phase (marge de phase et erreur statique)

Section titled “📌 Question Type 1 : Synthèse et dimensionnement d’un correcteur à avance ou retard de phase (marge de phase et erreur statique)”

💡 Méthode canonique & Étapes de rédaction

Section titled “💡 Méthode canonique & Étapes de rédaction”

Le dimensionnement d’un correcteur correctif (généralement de type proportionnel-dérivé ou avance de phase) vise à satisfaire simultanément un cahier des charges d’erreur statique (précision) et de stabilité dynamique (rapidité, marge de phase).

  1. Analyse de la classe et de la précision : Déterminer la classe CC du système en boucle ouverte pour fixer l’erreur en régime permanent face à une entrée polynomiale (échelon, rampe). L’introduction d’un gain proportionnel KK ou d’un correcteur passe-bas/passe-haut doit conserver cette classe si l’écart statique est imposé, ou l’améliorer si nécessaire.
  2. Expression du correcteur : Sous sa forme canonique, le correcteur à avance de phase s’écrit : C(s)=Kc1+τs1+aτsavec0<a<1C(s) = K_c \frac{1 + \tau s}{1 + a \tau s} \quad \text{avec} \quad 0 < a < 1
  3. Exploitation de la Marge de Phase (MP) : La pulsation de coupure à 0 dB du système corrigé, notée ωc2\omega_{c2}, est imposée par le temps de réponse ou par le choix direct de la phase. On calcule l’apport de phase nécessaire Δφ\Delta \varphi en tenant compte de la phase initiale du système non corrigé φ(ωc2)\varphi(\omega_{c2}) : Δφ=MPcible−(180∘+φ0(ωc2))+marge de seˊcuriteˊ\Delta \varphi = \text{MP}_{\text{cible}} - \left( 180^\circ + \varphi_0(\omega_{c2}) \right) + \text{marge de sécurité}
  4. Calcul du paramètre aa et de τ\tau : La relation liant le paramètre d’avance aa à l’angle maximal φm=Δφ\varphi_m = \Delta \varphi est : sin⁡(φm)=1−a1+a  ⟹  a=1−sin⁡(φm)1+sin⁡(φm)\sin(\varphi_m) = \frac{1 - a}{1 + a} \implies a = \frac{1 - \sin(\varphi_m)}{1 + \sin(\varphi_m)} La constante de temps τ\tau est ensuite choisie pour que le maximum d’avance de phase soit centré sur la nouvelle pulsation de coupure : τ=1ωc2a\tau = \frac{1}{\omega_{c2} \sqrt{a}}

📋 Exemple de sujet corrigé type Concours

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Énoncé type : Soit un système de fonction de transfert en boucle ouverte non corrigée HBO(s)=Ks(s+1)(s+5)H_{BO}(s) = \frac{K}{s(s+1)(s+5)}. On impose une erreur nulle face à un échelon (système de classe ≥1\ge 1), un coefficient d’amortissement ou une marge de phase MP=45∘\text{MP} = 45^\circ à la pulsation ωc=2 rad/s\omega_{c} = 2 \text{ rad/s}.

Rédaction type exigée sur la copie :

  • Étape 1 : Analyse de la marge de phase initiale. À la pulsation ωc=2 rad/s\omega_c = 2 \text{ rad/s}, évaluons la phase de la boucle ouverte non corrigée : φ0(ωc)=arg(HBO(jωc))=−90∘−arctan⁡(ωc1)−arctan⁡(ωc5)\varphi_0(\omega_c) = \text{arg}(H_{BO}(j\omega_c)) = -90^\circ - \arctan\left(\frac{\omega_c}{1}\right) - \arctan\left(\frac{\omega_c}{5}\right) A N : φ0(2)=−90∘−arctan⁡(2)−arctan⁡(0.4)=−90∘−63.4∘−21.8∘=−175.2∘\varphi_0(2) = -90^\circ - \arctan(2) - \arctan(0.4) = -90^\circ - 63.4^\circ - 21.8^\circ = -175.2^\circ. La marge de phase initiale vaut donc : MP0=180∘+φ0(2)=180∘−175.2∘=4.8∘\text{MP}_0 = 180^\circ + \varphi_0(2) = 180^\circ - 175.2^\circ = 4.8^\circ Cette marge est insuffisante pour garantir la stabilité (exigence : MP≥45∘\text{MP} \ge 45^\circ).

  • Étape 2 : Détermination de l’avance de phase requise. L’apport de phase nécessaire est : Δφ=MPcible−MP0+marge de seˊcuriteˊ (de l’ordre de 5∘ pour compenser le gain du correcteur)  ⟹  Δφ=45∘−4.8∘+5∘=45.2∘\Delta \varphi = \text{MP}_{\text{cible}} - \text{MP}_0 + \text{marge de sécurité (de l'ordre de } 5^\circ \text{ pour compenser le gain du correcteur)} \implies \Delta \varphi = 45^\circ - 4.8^\circ + 5^\circ = 45.2^\circ

  • Étape 3 : Calcul de aa et τ\tau. sin⁡(45.2∘)≈0.71  ⟹  a=1−0.711+0.71≈0.17\sin(45.2^\circ) \approx 0.71 \implies a = \frac{1 - 0.71}{1 + 0.71} \approx 0.17 τ=1ωca=12×0.17≈1.21 s\tau = \frac{1}{\omega_c \sqrt{a}} = \frac{1}{2 \times \sqrt{0.17}} \approx 1.21 \text{ s}

  • Étape 4 : Ajustement du gain global KcK_c. Le gain du correcteur à avance de phase à haute fréquence introduit un facteur 1a\frac{1}{a}. Le gain statique KK doit être réajusté pour que ∣C(jωc)HBO(jωc)∣=1|C(j\omega_c) H_{BO}(j\omega_c)| = 1.

⚠️ Les pièges majeurs soulignés dans les rapports de jury

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  • Oubli des unités : Mélanger les radians et les degrés dans les calculs trigonométriques (arctan⁡\arctan en radians vs degrés). Le jury sanctionne lourdement l’absence de conversion.
  • Hypothèse fausse sur le gain : Oublier que le correcteur à avance de phase amplifie les hautes fréquences, ce qui peut exacerber le bruit de mesure (et rendre le système sensible aux instabilités non modélisées).

📌 Question Type 2 : Cinématique 3D, torseurs dynamique/cinétique et calcul de matrice d’inertie

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💡 Méthode canonique & Étapes de rédaction

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Les questions de dynamique menant au théorème du moment dynamique (TMD) ou au théorème de la résultante dynamique (TRD) exigent une rigueur absolue dans le choix des points de projection et l’application des torseurs.

  1. Paramétrage et cinématique du solide : Établir clairement le repère d’étude R0(O,x⃗0,y⃗0,z⃗0)\mathcal{R}_0(O, \vec{x}_0, \vec{y}_0, \vec{z}_0) et les repères intermédiaires associés aux liaisons via les angles d’Euler ou de Cardano. Écrire le vecteur rotation Ω⃗i/j\vec{\Omega}_{i/j} sous forme explicite.
  2. Expression du torseur cinétique : Pour un solide SiS_i en mouvement par rapport à R0\mathcal{R}_0, le torseur cinétique au point PP s’exprime par : {C(Si/R0)}={D⃗(P,Si/R0)=miV⃗(Gi∈Si/R0)σ⃗(P,Si/R0)=I‾‾(P,Si)Ω⃗Si/R0}P\{\mathcal{C}(S_i/\mathcal{R}_0)\} = \left\{ \begin{array}{c} \vec{\mathcal{D}}(P, S_i/\mathcal{R}_0) = m_i \vec{V}(G_i \in S_i/\mathcal{R}_0) \\ \vec{\sigma}(P, S_i/\mathcal{R}_0) = \overline{\overline{I}}(P, S_i) \vec{\Omega}_{S_i/\mathcal{R}_0} \end{array} \right\}_P
  3. Application du Théorème du Moment Dynamique (TMD) : Projeter impérativement le TMD en un point judicieux AA (centre d’une liaison pivot, point fixe, ou centre de masse GG) pour éliminer les forces de liaison inconnues (réactions articulaires ne travaillant pas ou dont le moment en AA est nul). {D(Si/R0)}={Eext→Si}\{\mathcal{D}(S_i/\mathcal{R}_0)\} = \{\mathcal{E}_{\text{ext} \to S_i}\} En un point fixe ou au centre de masse GiG_i : δ⃗(A,Si/R0)=dσ⃗(A,Si/R0)dt∣R0+V⃗(A∈Si/R0)∧miV⃗(Gi∈Si/R0)=M⃗A(ext→Si)\vec{\delta}(A, S_i/\mathcal{R}_0) = \left. \frac{d\vec{\sigma}(A, S_i/\mathcal{R}_0)}{dt} \right|_{\mathcal{R}_0} + \vec{V}(A \in S_i/\mathcal{R}_0) \wedge m_i \vec{V}(G_i \in S_i/\mathcal{R}_0) = \vec{M}_A(\text{ext} \to S_i)

📋 Exemple de sujet corrigé type Concours

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Énoncé type : Soit un bras manipulateur modélisé par un solide SS de masse mm, de centre de gravité GG tel que OG⃗=Lx⃗1\vec{OG} = L \vec{x}_1. Le solide est en rotation autour de l’axe (O,z⃗0)(O, \vec{z}_0) avec un angle θ(t)\theta(t). Déterminer le couple moteur Cm(t)z⃗0C_m(t)\vec{z}_0 nécessaire pour imposer un mouvement θ(t)\theta(t).

Rédaction type exigée sur la copie :

  • Étape 1 : Isollement et bilan des actions mécaniques. Isolons le solide SS. Le bilan des actions mécaniques extérieures agissant sur SS comprend :

    • L’action de la liaison pivot d’axe (O,z⃗0)(O, \vec{z}_0), modélisée par un torseur de résultante \vecRpivot\vecR_{\text{pivot}} et de moment nul en OO (si les frottements sont négligés).
    • L’action de la pesanteur : P⃗=−mgz⃗0\vec{P} = -mg \vec{z}_0.
    • L’action du moteur : {Tmoteur}={0⃗Cm(t)z⃗0}O\{\mathcal{T}_{\text{moteur}}\} = \left\{ \begin{array}{c} \vec{0} \\ C_m(t)\vec{z}_0 \end{array} \right\}_O.
  • Étape 2 : Cinématique du point GG. Le repère lié au solide est R1(O,x⃗1,y⃗1,z⃗0)\mathcal{R}_1(O, \vec{x}_1, \vec{y}_1, \vec{z}_0) avec Ω⃗1/0=θ˙z⃗0\vec{\Omega}_{1/0} = \dot{\theta} \vec{z}_0. La position de GG est OG⃗=Lx⃗1\vec{OG} = L \vec{x}_1. La vitesse du point GG dans R0\mathcal{R}_0 est : V⃗(G∈S/R0)=dOG⃗dt∣R0=Ω⃗1/0∧OG⃗=θ˙z⃗0∧Lx⃗1=Lθ˙y⃗1\vec{V}(G \in S/\mathcal{R}_0) = \left. \frac{d\vec{OG}}{dt} \right|_{\mathcal{R}_0} = \vec{\Omega}_{1/0} \wedge \vec{OG} = \dot{\theta} \vec{z}_0 \wedge L \vec{x}_1 = L \dot{\theta} \vec{y}_1

  • Étape 3 : Application du TMD au point OO. Le point OO étant fixe dans le galiléen R0\mathcal{R}_0, on applique directement le TMD en OO : δ⃗(O,S/R0)⋅z⃗0=M⃗O(ext→S)⋅z⃗0\vec{\delta}(O, S/\mathcal{R}_0) \cdot \vec{z}_0 = \vec{M}_O(\text{ext} \to S) \cdot \vec{z}_0 Exprimons le moment dynamique projeté sur z⃗0\vec{z}_0 : σ⃗(O,S/R0)⋅z⃗0=Czθ˙\vec{\sigma}(O, S/\mathcal{R}_0) \cdot \vec{z}_0 = C_z \dot{\theta} où CzC_z est le moment d’inertie de SS par rapport à l’axe (O,z⃗0)(O, \vec{z}_0) (Cz=mL2C_z = m L^2 par le théorème de Huygens si nécessaire). Dérivons par rapport au temps : dσ⃗(O,S/R0)dt∣R0⋅z⃗0=Czθ¨z⃗0\left. \frac{d\vec{\sigma}(O, S/\mathcal{R}_0)}{dt} \right|_{\mathcal{R}_0} \cdot \vec{z}_0 = C_z \ddot{\theta} \vec{z}_0 Le moment des actions extérieures en OO se réduit au couple moteur et au moment du poids : M⃗O(pesanteur)=OG⃗∧(−mgz⃗0)=(Lx⃗1)∧(−mgz⃗0)=−mgLy⃗1\vec{M}_O(\text{pesanteur}) = \vec{OG} \wedge (-mg \vec{z}_0) = (L \vec{x}_1) \wedge (-mg \vec{z}_0) = -mgL \vec{y}_1 En projetant sur z⃗0\vec{z}_0, le moment du poids s’annule. On obtient l’équation du mouvement : Czθ¨=Cm(t)  ⟹  Cm(t)=mL2θ¨(t)C_z \ddot{\theta} = C_m(t) \implies C_m(t) = m L^2 \ddot{\theta}(t)

⚠️ Les pièges majeurs soulignés dans les rapports de jury

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  • Oubli du terme de transport : Ne pas appliquer la bonne formule de dérivation vectorielle dans un repère non galiléen ou omettre le terme V⃗(A)∧mV⃗(G)\vec{V}(A) \wedge m\vec{V}(G) lorsque le point AA n’est ni fixe ni confondu avec GG.
  • Erreur de projection : Projeter une équation vectorielle sur une base non adaptée (ex: projeter dans la base fixe R0\mathcal{R}_0 des vecteurs exprimés dans R1\mathcal{R}_1 sans avoir écrit explicitement la matrice de passage).

📌 Question Type 3 : Modélisation des asservissements discrets et analyse de stabilité

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💡 Méthode canonique & Étapes de rédaction

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Avec l’omniprésence des microcontrôleurs et des correcteurs numériques dans les sujets de SII, la maîtrise de la transformée en zz et de l’analyse spectrale discrète est indispensable.

  1. Modélisation de la chaîne d’échantillonnage : Passer de la variable Laplace ss à la variable discrète zz via la transformée en zz. Pour un bloqueur d’ordre zéro (BOZ) de période d’échantillonnage TeT_e, la fonction de transfert discrétisée associée à un système continu H(s)H(s) est : H(z)=Z{BOZ∗H(s)}=(1−z−1)Z{L−1(H(s)s)t=kTe}H(z) = \mathcal{Z}\left\{ \text{BOZ} * H(s) \right\} = (1 - z^{-1}) \mathcal{Z}\left\{ \mathcal{L}^{-1}\left( \frac{H(s)}{s} \right)_{t = k T_e} \right\}
  2. Détermination de la fonction de transfert en boucle fermée (FTBF) : À partir de la fonction de transfert en boucle ouverte discrète HBO(z)=C(z)H(z)H_{BO}(z) = C(z) H(z), la FTBF HBF(z)H_{BF}(z) s’exprime par : HBF(z)=C(z)H(z)1+C(z)H(z)H_{BF}(z) = \frac{C(z)H(z)}{1 + C(z)H(z)}
  3. Critère de stabilité dans le plan zz : Un système échantillonné linéaire invariant est stable si et seulement si tous les pôles de sa fonction de transfert en boucle fermée (les racines du polynôme caractéristique 1+C(z)H(z)=01 + C(z)H(z) = 0) sont situés strictement à l’intérieur du cercle unité du plan complexe, c’est-à-dire : ∣zi∣<1∀i|z_i| < 1 \quad \forall i

📋 Exemple de sujet corrigé type Concours

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Énoncé type : Soit un système numérique défini par sa fonction de transfert en boucle ouverte en zz : HBO(z)=Kz−1H_{BO}(z) = \frac{K}{z - 1} avec un correcteur proportionnel C(z)=KpC(z) = K_p. Déterminer la condition sur le gain Kglobal=KKpK_{\text{global}} = K K_p pour assurer la stabilité du système en boucle fermée.

Rédaction type exigée sur la copie :

  • Étape 1 : Calcul de la FTBF discrète. La fonction de transfert en boucle fermée s’écrit : HBF(z)=C(z)HBO(z)1+C(z)HBO(z)=KpKz−11+KpKz−1H_{BF}(z) = \frac{C(z)H_{BO}(z)}{1 + C(z)H_{BO}(z)} = \frac{K_p \frac{K}{z - 1}}{1 + K_p \frac{K}{z - 1}} Mettons cette expression sous forme canonique fractionnaire en multipliant numérateur et dénominateur par (z−1)(z - 1) : HBF(z)=KKp(z−1)+KKp=KKpz−(1−KKp)H_{BF}(z) = \frac{K K_p}{(z - 1) + K K_p} = \frac{K K_p}{z - (1 - K K_p)}

  • Étape 2 : Recherche des pôles et application du critère de stabilité. Le pôle unique de la boucle fermée (racine du polynôme caractéristique) est : zp=1−KKpz_p = 1 - K K_p Pour que le système numérique soit stable, le pôle doit respecter la condition de localisation dans le cercle unité : ∣zp∣<1  ⟹  ∣1−KKp∣<1|z_p| < 1 \implies |1 - K K_p| < 1

  • Étape 3 : Résolution de l’inéquation. Cette inéquation se traduit par : −1<1−KKp<1-1 < 1 - K K_p < 1 En soustrayant 11 de chaque membre : −2<−KKp<0-2 < -K K_p < 0 En multipliant par −1-1 (ce qui inverse les inégalités) : 0<KKp<20 < K K_p < 2 Conclusion : Le système est stable si et seulement si le gain global satisfait la condition 0<KKp<20 < K K_p < 2.

⚠️ Les pièges majeurs soulignés dans les rapports de jury

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  • Confusion entre plan ss et plan zz : Appliquer par réflexe les critères du plan gauche (partie réelle strictement négative) au plan zz. En discret, la frontière de stabilité n’est plus l’axe imaginaire, mais le cercle trigonométrique de rayon 1.
  • Oubli des conditions d’échantillonnage de Shannon : Ne pas mentionner la fréquence d’échantillonnage minimale lors de la phase de discrétisation d’un modèle continu, ce qui rend la modélisation caduque aux yeux du jury.