Skip to content

Cours : Analyse, Géométrie 3D et Probabilités PT

FICHE DE COURS : Analyse, Géométrie 3D et Probabilités (CPGE - PT)

Section titled “FICHE DE COURS : Analyse, Géométrie 3D et Probabilités (CPGE - PT)”

1. Analyse : Séries de fonctions et Séries entières

Section titled “1. Analyse : Séries de fonctions et Séries entières”

Soit (fn)n∈N(f_n)_{n \in \mathbb{N}} une suite de fonctions définies sur un partie A⊂RA \subset \mathbb{R} à valeurs dans R\mathbb{R} ou C\mathbb{C}.

  • Convergence simple : La série ∑fn\sum f_n converge simplement sur AA vers une fonction SS si pour tout x∈Ax \in A, la suite numérique (∑k=0nfk(x))n∈N\left(\sum_{k=0}^n f_k(x)\right)_{n \in \mathbb{N}} converge vers S(x)S(x).
  • Convergence uniforme : La série ∑fn\sum f_n converge uniformément sur AA vers SS si la suite des fonctions sommes partielles (Sn)n∈N(S_n)_{n \in \mathbb{N}} définie par Sn(x)=∑k=0nfk(x)S_n(x) = \sum_{k=0}^n f_k(x) converge uniformément vers SS sur AA, c’est-à-dire : lim⁡n→+∞sup⁡x∈A∣Sn(x)−S(x)∣=0\lim_{n \to +\infty} \sup_{x \in A} |S_n(x) - S(x)| = 0
  • Théorème de continuité : Si ∑fn\sum f_n converge uniformément sur AA vers SS et si chaque fnf_n est continue en x0∈Ax_0 \in A, alors SS est continue en x0x_0.
  • Théorème d’intégration sur un segment : Si A=[a,b]A = [a, b], si les fonctions fnf_n sont continues et si ∑fn\sum f_n converge uniformément sur [a,b][a, b] vers SS, alors : ∫ab(∑n=0+∞fn(t))dt=∑n=0+∞∫abfn(t)dt\int_a^b \left( \sum_{n=0}^{+\infty} f_n(t) \right) dt = \sum_{n=0}^{+\infty} \int_a^b f_n(t) dt

Une série entière est une série de fonctions de la forme ∑anxn\sum a_n x^n (ou ∑anzn\sum a_n z^n dans le cas complexe), où (an)n∈N(a_n)_{n \in \mathbb{N}} est une suite de nombres réels ou complexes.

  • Lemme d’Abel : Si la suite (anr0n)n∈N(a_n r_0^n)_{n \in \mathbb{N}} est bornée pour un certain r0>0r_0 > 0, alors pour tout xx tel que ∣x∣<r0|x| < r_0, la série ∑anxn\sum a_n x^n converge absolument.
  • Rayon de convergence : Il existe un unique R∈[0,+∞]R \in [0, +\infty] appelé rayon de convergence tel que :
    • La série converge absolument pour tout xx tel que ∣x∣<R|x| < R.
    • La série diverge grossièrement pour tout xx tel que ∣x∣>R|x| > R.
  • Calcul du rayon : On utilise souvent la règle de d’Alembert (si lim⁡∣an+1an∣\lim \left|\frac{a_{n+1}}{a_n}\right| existe) : 1R=lim⁡n→+∞∣an+1an∣\frac{1}{R} = \lim_{n \to +\infty} \left|\frac{a_{n+1}}{a_n}\right|
  • Propriétés de la somme : Soit S(x)=∑n=0+∞anxnS(x) = \sum_{n=0}^{+\infty} a_n x^n de rayon de convergence R>0R > 0.
    • SS est de classe C∞\mathcal{C}^\infty sur ]−R,R[-R, R[.
    • Les dérivées s’obtiennent par dérivation terme à terme : S′(x)=∑n=1+∞nanxn−1S'(x) = \sum_{n=1}^{+\infty} n a_n x^{n-1}, avec le même rayon de convergence RR.
    • Les coefficients s’expriment via les dérivées successives : an=S(n)(0)n!a_n = \frac{S^{(n)}(0)}{n!}.

Dans l’espace euclidien orienté E3\mathcal{E}_3 rapporté à un repère orthonormal direct (O,i⃗,j⃗,k⃗)(O, \vec{i}, \vec{j}, \vec{k}), on étudie les objets géométriques fondamentaux.

  • Plan : Un plan P\mathcal{P} est défini par un point A(x0,y0,z0)A(x_0, y_0, z_0) et un vecteur normal n⃗(A,B,C)\vec{n}(A, B, C). Son équation cartésienne est de la forme : Ax+By+Cz+D=0Ax + By + Cz + D = 0
  • Droite : Une droite D\mathcal{D} passant par A(x0,y0,z0)A(x_0, y_0, z_0) et dirigée par u⃗(α,β,γ)\vec{u}(\alpha, \beta, \gamma) a pour représentation paramétrique : {x=x0+αty=y0+βtz=z0+γt(t∈R)\begin{cases} x = x_0 + \alpha t \\ y = y_0 + \beta t \\ z = z_0 + \gamma t \end{cases} \quad (t \in \mathbb{R})
  • Distance d’un point M0(x0,y0,z0)M_0(x_0, y_0, z_0) à un plan P:Ax+By+Cz+D=0\mathcal{P} : Ax + By + Cz + D = 0 : d(M0,P)=∣Ax0+By0+Cz0+D∣A2+B2+C2d(M_0, \mathcal{P}) = \frac{|Ax_0 + By_0 + Cz_0 + D|}{\sqrt{A^2 + B^2 + C^2}}
  • Produit vectoriel : Soit u⃗\vec{u} et v⃗\vec{v} deux vecteurs de R3\mathcal{R}^3. Le produit vectoriel u⃗∧v⃗\vec{u} \wedge \vec{v} est orthogonal à u⃗\vec{u} et v⃗\vec{v}, de norme ∥u⃗∥∥v⃗∥∣sin⁡(θ)∣\|\vec{u}\| \|\vec{v}\| |\sin(\theta)|, et (u⃗,v⃗,u⃗∧v⃗)(\vec{u}, \vec{v}, \vec{u} \wedge \vec{v}) forme une base directe.

Soit XX une variable aléatoire définie sur un espace probabilisé (Ω,A,P)(\Omega, \mathcal{A}, P).

  • Définition : XX est à densité s’il existe une fonction f:R→Rf : \mathbb{R} \to \mathbb{R} positive, continue (sauf éventuellement en un nombre fini de points), telle que pour tout intervalle [a,b][a, b] : P(a≤X≤b)=∫abf(t)dtP(a \leq X \leq b) = \int_a^b f(t) dt La fonction ff est appelée densité de probabilité de XX. On a nécessairement ∫−∞+∞f(t)dt=1\int_{-\infty}^{+\infty} f(t) dt = 1.
  • Fonction de répartition : FX(x)=P(X≤x)=∫−∞xf(t)dtF_X(x) = P(X \leq x) = \int_{-\infty}^x f(t) dt. FXF_X est de classe C1\mathcal{C}^1 (sauf aux points de discontinuité de ff) et FX′(x)=f(x)F_X'(x) = f(x) là où ff est continue.
  • Espérance : Si l’intégrale converge absolument (∫−∞+∞∣t∣f(t)dt<+∞\int_{-\infty}^{+\infty} |t| f(t) dt < +\infty), l’espérance de XX est : E[X]=∫−∞+∞tf(t)dtE[X] = \int_{-\infty}^{+\infty} t f(t) dt
  • Théorème de transfert : Si gg est une fonction continue (ou continue par morceaux) telle que g(X)g(X) admet une espérance : E[g(X)]=∫−∞+∞g(t)f(t)dtE[g(X)] = \int_{-\infty}^{+\infty} g(t) f(t) dt
  • Variance : Si XX admet un moment d’ordre 2, sa variance est : V(X)=E[(X−E[X])2]=E[X2]−(E[X])2V(X) = E[(X - E[X])^2] = E[X^2] - (E[X])^2 L’écart-type est σ(X)=V(X)\sigma(X) = \sqrt{V(X)}.
  1. Loi uniforme sur [a,b][a, b] (U([a,b])\mathcal{U}([a, b])) : f(t)=1b−a1[a,b](t)f(t) = \frac{1}{b-a} \mathbb{1}_{[a, b]}(t) E[X]=a+b2,V(X)=(b−a)212E[X] = \frac{a+b}{2}, \quad V(X) = \frac{(b-a)^2}{12}

  2. Loi exponentielle de paramètre λ>0\lambda > 0 (E(λ)\mathcal{E}(\lambda)) : f(t)=λe−λt1[0,+∞[(t)f(t) = \lambda e^{-\lambda t} \mathbb{1}_{[0, +\infty[}(t) E[X]=1λ,V(X)=1λ2E[X] = \frac{1}{\lambda}, \quad V(X) = \frac{1}{\lambda^2}

  3. Loi normale (ou de Gauss) d’espérance μ\mu et de variance σ2\sigma^2 (N(μ,σ2)\mathcal{N}(\mu, \sigma^2)) : f(t)=1σ2πexp⁡(−(t−μ)22σ2)f(t) = \frac{1}{\sigma \sqrt{2\pi}} \exp\left( -\frac{(t-\mu)^2}{2\sigma^2} \right) E[X]=μ,V(X)=σ2E[X] = \mu, \quad V(X) = \sigma^2 Cas particulier : Si μ=0\mu = 0 et σ=1\sigma = 1, la loi est centrée réduite (N(0,1)\mathcal{N}(0,1)), notée usuellement φ(t)=12πe−t2/2\varphi(t) = \frac{1}{\sqrt{2\pi}}e^{-t^2/2}. Si X∼N(μ,σ2)X \sim \mathcal{N}(\mu, \sigma^2), alors Y=X−μσ∼N(0,1)Y = \frac{X - \mu}{\sigma} \sim \mathcal{N}(0,1).