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Cours : Physique des ondes

Physique des ondes — Fiche de cours (CPGE BCPST2)

Section titled “Physique des ondes — Fiche de cours (CPGE BCPST2)”

  • Perturbation : Modification locale et temporelle d’une grandeur physique par rapport à son état d’équilibre.
  • Onde : Propagation d’une perturbation dans un milieu matériel ou dans le vide, s’accompagnant d’un transfert d’énergie sans transport de matière.
  • Onde progressive à une dimension (1D1D) : Grandeur physique s(x,t)s(x,t) (ex: élongation, pression, champ électromagnétique) satisfaisant l’équation de propagation.

2. Équation d’onde (ou équation de d’Alembert)

Section titled “2. Équation d’onde (ou équation de d’Alembert)”

Dans un milieu homogène, isotrope et non dispersif, toute grandeur s(x,t)s(x,t) associée à une onde plane progressive se propageant à la célérité cc vérifie l’équation aux dérivées partielles (EDP) linéaire homogène :

∂2s∂x2−1c2∂2s∂t2=0\frac{\partial^2 s}{\partial x^2} - \frac{1}{c^2}\frac{\partial^2 s}{\partial t^2} = 0

Démonstration (Cas de la corde vibrante idéale) : Considérons une corde élastique tendue de masse linéique μ\mu soumise à une tension horizontale TT. Pour un petit déplacement s(x,t)s(x,t) transverse, la relation fondamentale de la dynamique appliquée à un petit élément de corde dxdx entre xx et x+dxx+dx donne, selon l’axe vertical : T[∂s∂x∣x+dx−∂s∂x∣x]=(μdx)∂2s∂t2T \left[ \left.\frac{\partial s}{\partial x}\right|_{x+dx} - \left.\frac{\partial s}{\partial x}\right|_x \right] = (\mu dx) \frac{\partial^2 s}{\partial t^2} En effectuant un développement limité à l’ordre 1 : T∂2s∂x2dx=μdx∂2s∂t2  ⟹  ∂2s∂x2−μT∂2s∂t2=0T \frac{\partial^2 s}{\partial x^2} dx = \mu dx \frac{\partial^2 s}{\partial t^2} \implies \frac{\partial^2 s}{\partial x^2} - \frac{\mu}{T}\frac{\partial^2 s}{\partial t^2} = 0 On identifie la célérité c=Tμc = \sqrt{\frac{T}{\mu}} (exprimée en m⋅s−1\text{m}\cdot\text{s}^{-1}).

La solution générale de l’équation de d’Alembert en 1D1D s’écrit sous la forme : s(x,t)=f(x−ct)+g(x+ct)s(x,t) = f(x - ct) + g(x + ct)

  • f(x−ct)f(x - ct) représente une onde progressive se propageant dans le sens des xx croissants.
  • g(x+ct)g(x + ct) représente une onde progressive se propageant dans le sens des xx décroissants.

II. Ondes harmoniques (ou monochromatiques)

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Une onde harmonique est une perturbation sinusoïdale de pulsation ω\omega (en rad⋅s−1\text{rad}\cdot\text{s}^{-1}) et de période temporelle T=2πωT = \frac{2\pi}{\omega} (en s\text{s}).

  • Périodicité spatiale (Longueur d’onde λ\lambda) : λ=cT=2πcω\lambda = c T = \frac{2\pi c}{\omega} (en m\text{m}).
  • Vecteur d’onde kk : k=2πλ=ωck = \frac{2\pi}{\lambda} = \frac{\omega}{c} (en rad⋅m−1\text{rad}\cdot\text{m}^{-1}).

La notation complexe associée à une onde plane progressive harmonique (OPPH) se propageant selon les xx croissants est : s‾(x,t)=S‾0exp⁡(j(ωt−kx))\underline{s}(x,t) = \underline{S}_0 \exp\left(j(\omega t - kx)\right) où S‾0=S0ejφ\underline{S}_0 = S_0 e^{j\varphi} est l’amplitude complexe de l’onde. La grandeur physique réelle est obtenue par : s(x,t)=Re(s‾(x,t))s(x,t) = \text{Re}\left(\underline{s}(x,t)\right)

La relation de dispersion est une relation liant la pulsation ω\omega (ou la fréquence ff) au vecteur d’onde kk (ou à la longueur d’onde λ\lambda).

  • Milieu non dispersif : ω=c⋅k\omega = c \cdot k (la célérité de phase vφ=ωk=cv_\varphi = \frac{\omega}{k} = c est indépendante de ω\omega).
  • Milieu dispersif : ω=ω(k)\omega = \omega(k) (la vitesse de phase vφv_\varphi dépend de ω\omega).

III. Phénomènes ondulatoires fondamentaux

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  • Principe de superposition : Si deux ondes s‾1\underline{s}_1 et s‾2\underline{s}_2 se superposent en un point MM, l’onde résultante est s‾=s‾1+s‾2\underline{s} = \underline{s}_1 + \underline{s}_2.
  • Interférences constructives : L’intensité est maximale, ΔΦ=2kπ\Delta \Phi = 2k\pi (k∈Zk \in \mathbb{Z}).
  • Interférences destructives : L’intensité est minimale (voire nulle si les amplitudes sont égales), ΔΦ=(2k+1)π\Delta \Phi = (2k+1)\pi (k∈Zk \in \mathbb{Z}).

Phénomène par lequel une onde est modifiée lorsqu’elle rencontre un obstable ou une ouverture de dimension comparable à sa longueur d’onde λ\lambda. Il n’y a pas modification de la fréquence.

  • Exemple (Ouverture de largeur aa) : Demi-angle de diffraction θ≈λa\theta \approx \frac{\lambda}{a}.

Résultent de la superposition de deux ondes progressives de même amplitude et de même fréquence se propageant en sens contraires. s‾(x,t)=2S0sin⁡(kx)sin⁡(ωt+φ′)\underline{s}(x,t) = 2 S_0 \sin(kx) \sin(\omega t + \varphi')

  • Nœuds de vibration : Points où l’amplitude est constamment nulle (sin⁡(kx)=0  ⟹  x=nλ2\sin(kx) = 0 \implies x = n \frac{\lambda}{2}).
  • Ventres de vibration : Points où l’amplitude est maximale (sin⁡(kx)=±1\sin(kx) = \pm 1).

IV. Application en biologie et géosciences (Contexte BCPST)

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  • Acoustique / Ondes sonores dans les fluides : Les ondes acoustiques sont des ondes longitudinales de surpression δP(x,t)\delta P(x,t). La célérité du son dans un fluide est donnée par c=1χsρ0c = \frac{1}{\sqrt{\chi_s \rho_0}} (avec χs\chi_s la compressibilité isentropique et ρ0\rho_0 la masse volumique au repos).
  • Ondes sismiques (Géologie) : Propagation d’ondes élastiques dans la Terre.
    • Ondes P (Primaires) : Ondes de compression (longitudinales), les plus rapides.
    • Ondes S (Secondaires) : Ondes de cisaillement (transverses), ne se propagent pas dans les fluides.

  1. Vérifier qu’une fonction est solution de l’équation d’onde :
    • Calculer les dérivées partielles secondes ∂2s∂x2\frac{\partial^2 s}{\partial x^2} et ∂2s∂t2\frac{\partial^2 s}{\partial t^2}.
    • Remplacer dans l’équation de d’Alembert et vérifier l’égalité à zéro.
  2. Passer du réel au complexe et inversement :
    • Toujours effectuer les calculs (atténuation, superposition, impédance) en notation complexe, puis extraire la partie réelle à la fin pour l’interprétation physique.

  • Attention aux dimensions : Dans l’expression cos⁡(ωt−kx)\cos(\omega t - kx), l’argument du cosinus doit impérativement être sans dimension. Vérifiez que [ω]=T−1[\omega] = T^{-1}, [t]=T[t] = T, [k]=L−1[k] = L^{-1}, [x]=L[x] = L.
  • Confondre vitesse de phase et vitesse de groupe : En BCPST, bien retenir que la célérité cc dans l’équation de d’Alembert est la vitesse de phase vφ=ωkv_\varphi = \frac{\omega}{k}. Dans un milieu dispersif, l’énergie se propage à la vitesse de groupe vg=dωdkv_g = \frac{d\omega}{dk}, ce qui n’est pas cc.
  • Oubli de la nature du milieu : Une onde électromagnétique se propage dans le vide à c≈3⋅108 m⋅s−1c \approx 3 \cdot 10^8 \, \text{m}\cdot\text{s}^{-1}, mais sa vitesse diminue dans un milieu diélectrique d’indice optique n>1n > 1 (v=cnv = \frac{c}{n}).