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Cours : Analyse réelle et intégration

Fiche de Cours : Analyse Réelle et Intégration

Section titled “Fiche de Cours : Analyse Réelle et Intégration”

Filière : CPGE - PTSI
Matière : Mathématiques


Soit A⊂RA \subset \mathbb{R}.

  • Majorant, minorant : M∈RM \in \mathbb{R} est un majorant de AA si ∀x∈A,x≤M\forall x \in A, x \le M. AA est dit majoré s’il existe un tel MM.
  • Borne supérieure : Si AA est non vide et majoré, sa borne supérieure (notée sup⁡A\sup A) est le plus petit des majorants de AA. sup⁡A=s  ⟺  {∀x∈A,x≤s∀ϵ>0,∃x∈A,x>s−ϵ\sup A = s \iff \begin{cases} \forall x \in A, x \le s \\ \forall \epsilon > 0, \exists x \in A, x > s - \epsilon \end{cases}
  • Propriété de la borne supérieure : Toute partie non vide et majorée de R\mathbb{R} admet une borne supérieure dans R\mathbb{R} (axiome de la borne supérieure).
  • Intervalles : Les seuls sous-ensembles convexes de R\mathbb{R} sont les intervalles.
  • Voisinage : Un sous-ensemble V⊂RV \subset \mathbb{R} est un voisinage d’un point x0∈Rx_0 \in \mathbb{R} s’il existe α>\0\alpha > \0 tel que ]x0−α,x0+α[⊂V]x_0-\alpha, x_0+\alpha[ \subset V.

Soit f:I→Rf : I \to \mathbb{R} et x0∈Iˉx_0 \in \bar{I}. Définition (avec les ϵ\epsilon) : lim⁡x→x0f(x)=L  ⟺  ∀ϵ>0,∃α>0,∀x∈I,(0<∣x−x0∣<α  ⟹  ∣f(x)−L∣<ϵ)\lim_{x \to x_0} f(x) = L \iff \forall \epsilon > 0, \exists \alpha > 0, \forall x \in I, (0 < |x-x_0| < \alpha \implies |f(x)-L| < \epsilon)

Théorèmes fondamentaux sur les fonctions continues

Section titled “Théorèmes fondamentaux sur les fonctions continues”
  • Théorème des Valeurs Intermédiaires (TVI) : Si f:[a,b]→Rf : [a,b] \to \mathbb{R} est continue, alors pour tout yy compris entre f(a)f(a) et f(b)f(b), il existe c∈[a,b]c \in [a,b] tel que f(c)=yf(c) = y.
  • Corollaire (Fonctions strictement monotones) : Si f:[a,b]→Rf : [a,b] \to \mathbb{R} est continue et strictement monotone, elle réalise une bijection de [a,b][a,b] sur f([a,b])f([a,b]).
  • Théorème des bornes atteintes (Weierstrass) : Toute fonction continue sur un segment [a,b][a,b] est bornée et atteint ses bornes. Autrement dit, ∃(c,d)∈[a,b]2,f(c)=inf⁡[a,b]f\exists (c,d) \in [a,b]^2, f(c) = \inf_{[a,b]} f et f(d)=sup⁡[a,b]ff(d) = \sup_{[a,b]} f.

3. Dérivabilité et Théorèmes de Rolle et des Accroissements Finis

Section titled “3. Dérivabilité et Théorèmes de Rolle et des Accroissements Finis”
  • Une fonction f:I→Rf : I \to \mathbb{R} est dérivable en x0∈Ix_0 \in I si lim⁡x→x0f(x)−f(x0)x−x0\lim_{x \to x_0} \frac{f(x)-f(x_0)}{x-x_0} existe et est finie.
  • C0(I,R)\mathcal{C}^0(I, \mathbb{R}) : fonctions continues.
  • Ck(I,R)\mathcal{C}^k(I, \mathbb{R}) : fonctions kk fois continûment dérivables sur II.
  • Théorème de Rolle : Soit f∈C0([a,b],R)f \in \mathcal{C}^0([a,b], \mathbb{R}) dérivable sur തീa,b[തീa,b[. Si f(a)=f(b)f(a) = f(b), alors il existe c∈]a,b[c \in ]a,b[ tel que f′(c)=0f'(c) = 0.
  • Accroissements Finis (TAF) : Soit f∈C0([a,b],R)f \in \mathcal{C}^0([a,b], \mathbb{R}) dérivable sur തീa,b[തീa,b[. Il existe c∈]a,b[c \in ]a,b[ tel que : f(b)−f(a)=f′(c)(b−a)f(b) - f(a) = f'(c)(b-a)
  • Inégalité des Accroissements Finis (IAF) : Si ∀x∈]a,b[,∣f′(x)∣≤K\forall x \in ]a,b[, |f'(x)| \le K, alors : ∣f(b)−f(a)∣≤K∣b−a∣|f(b) - f(a)| \le K |b-a|

Pour f∈C0([a,b],R)f \in \mathcal{C}^0([a,b], \mathbb{R}), on définit l’intégrale ∫abf(t) dt\int_a^b f(t)\,\mathrm{d}t via les sommes de Riemann ou l’intégrale de Darboux.

Primitives et Théorème Fondamental de l’Analyse

Section titled “Primitives et Théorème Fondamental de l’Analyse”
  • Définition : Une primitive de ff sur II est une fonction FF dérivable sur II telle que F′=fF' = f.
  • Théorème Fondamental : Si f∈C0([a,b],R)f \in \mathcal{C}^0([a,b], \mathbb{R}) et si x0∈[a,b]x_0 \in [a,b], la fonction FF définie par : F(x)=∫x0xf(t) dtF(x) = \int_{x_0}^x f(t)\,\mathrm{d}t est l’unique primitive de ff sur [a,b[a,b] qui s’annule en x0x_0. De plus, F∈C1([a,b],R)F \in \mathcal{C}^1([a,b], \mathbb{R}).
  • Relation de Chasles : ∫abf=∫acf+∫cbf\int_a^b f = \int_a^c f + \int_c^b f
  • Linéarité et Positivité (ainsi que Croissance de l’intégrale).
  • Intégration par parties (IPP) : Si u,v∈C1([a,b],R)u, v \in \mathcal{C}^1([a,b], \mathbb{R}) : ∫abu(t)v′(t) dt=[u(t)v(t)]ab−∫abu′(t)v(t) dt\int_a^b u(t)v'(t)\,\mathrm{d}t = [u(t)v(t)]_a^b - \int_a^b u'(t)v(t)\,\mathrm{d}t
  • Changement de variable : Soit ϕ:[α,β]→[a,b]\phi : [\alpha, \beta] \to [a,b] de classe C1\mathcal{C}^1 bijective. Alors : ∫abf(t) dt=∫αβf(ϕ(u))ϕ′(u) du\int_a^b f(t)\,\mathrm{d}t = \int_\alpha^\beta f(\phi(u))\phi'(u)\,\mathrm{d}u

5. Démonstrations Clés Exigibles en PTSI

Section titled “5. Démonstrations Clés Exigibles en PTSI”

Démonstration : Théorème de Rolle

  1. Cas général : Si ff est constante, sa dérivée est nulle partout, le résultat est trivial.
  2. Cas non constant : Puisque ff est continue sur le segment [a,b][a,b], d’après le théorème de Weierstrass, ff atteint son maximum MM et son minimum mm sur [a,b][a,b].
  3. Puisque ff n’est pas constante, m≠Mm \neq M. Comme f(a)=f(b)f(a) = f(b), l’une au moins de ces deux bornes est atteinte en un point cc strictement à l’intérieur de l’intervalle, c’est-à-dire c∈]a,b[c \in ]a,b[.
  4. Supposons par exemple que f(c)=Mf(c) = M (avec c∈]a,b[)c \in ]a,b[). Étudions le taux de variation en cc :
    • Pour h>0h > 0 tel que c+h∈[a,b]c+h \in [a,b] : f(c+h)−f(c)h≤0\frac{f(c+h) - f(c)}{h} \le 0 (car f(c)f(c) est un maximum). En passant à la limite h→0+h \to 0^+, on obtient f+′(c)≤0f'_+(c) \le 0.
    • Pour h<0h < 0 tel que c+h∈[a,b]c+h \in [a,b] : f(c+h)−f(c)h≥0\frac{f(c+h) - f(c)}{h} \ge 0. En passant à la limite h→0−h \to 0^-, on obtient f−′(c)≥0f'_-(c) \ge 0.
  5. ff étant dérivable en cc, on a f+′(c)=f−′(c)=f′(c)f'_+(c) = f'_-(c) = f'(c), d’où f′(c)=0f'(c) = 0. ■\blacksquare