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Cours : Arithmétique et Polynômes

Soit Z\mathbb{Z} l’anneau des entiers relatifs.

  • Divisibilité : Soit (a,b)∈Z2(a, b) \in \mathbb{Z}^2. On dit que aa divise bb (noté a∣ba \mid b) s’il existe k∈Zk \in \mathbb{Z} tel que b=akb = ak.
  • Division euclidienne : Soit a∈Za \in \mathbb{Z} et b∈N∗b \in \mathbb{N}^*. Il existe un unique couple (q,r)∈Z×N(q, r) \in \mathbb{Z} \times \mathbb{N} tel que : a=bq+ravec0≤r<ba = bq + r \quad \text{avec} \quad 0 \le r < b
  • Plus Grand Commun Diviseur (PGCD) : Soit (a,b)∈Z2∖{(0,0)}(a, b) \in \mathbb{Z}^2 \setminus \{(0,0)\}. L’idéal aZ+bZa\mathbb{Z} + b\mathbb{Z} est principal, engendré par un unique entier positif noté gcd⁡(a,b)\gcd(a, b) ou a∧ba \land b.
  • Plus Petit Commun Multiple (PPCM) : Soit (a,b)∈(N∗)2(a, b) \in (\mathbb{N}^*)^2. Le PPCM, noté lcm⁡(a,b)\operatorname{lcm}(a, b) ou a∨ba \lor b, est le plus petit entier strictement positif multiple commun de aa et bb.
  • Nombres premiers : Un entier p≥2p \ge 2 est dit premier s’il admet exactement deux diviseurs distincts dans N\mathbb{N} : 11 et pp. L’ensemble des nombres premiers est noté P\mathcal{P}.

B. Algèbre des polynômes K[X]\mathbb{K}[X] (K=R\mathbb{K} = \mathbb{R} ou C\mathbb{C})

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Soit K[X]\mathbb{K}[X] l’espace vectoriel des polynômes à coefficients dans K\mathbb{K}.

  • Définition : Un polynôme PP est une suite presque nulle d’éléments de K\mathbb{K}, notée formellement P=∑k=0nakXkP = \sum_{k=0}^{n} a_k X^k.
  • Degré : Pour P∈K[X]∖{0}P \in \mathbb{K}[X] \setminus \{0\}, le degré de PP, noté deg⁡(P)\deg(P), est le plus grand indice kk tel que ak≠0a_k \neq 0. Par convention, deg⁡(0)=−∞\deg(0) = -\infty.
  • Division euclidienne : Soit (A,B)∈K[X]2(A, B) \in \mathbb{K}[X]^2 avec B≠0B \neq 0. Il existe un unique couple (Q,R)∈K[X]2(Q, R) \in \mathbb{K}[X]^2 tel que : A=BQ+Ravecdeg⁡(R)<deg⁡(B)A = BQ + R \quad \text{avec} \quad \deg(R) < \deg(B)
  • Racine : Soit P∈K[X]P \in \mathbb{K}[X] et a∈Ka \in \mathbb{K}. On dit que aa est une racine de PP si P(a)=0P(a) = 0.
    • Propriété : aa est racine de PP si et seulement si (X−a)∣P(X - a) \mid P.
    • Ordre de multiplicité : aa est racine d’ordre m≥1m \ge 1 si (X−a)m∣P(X - a)^m \mid P et (X−a)m+1∤P(X - a)^{m+1} \nmid P.

📐 2. Théorèmes fondamentaux & Démonstrations clés

Section titled “📐 2. Théorèmes fondamentaux & Démonstrations clés”

A. Théorème de Bézout et Lemme de Gauss (Z\mathbb{Z})

Section titled “A. Théorème de Bézout et Lemme de Gauss (Z\mathbb{Z}Z)”

Soit (a,b)∈Z2(a, b) \in \mathbb{Z}^2. Il existe (u,v)∈Z2(u, v) \in \mathbb{Z}^2 tel que : au+bv=gcd⁡(a,b)au + bv = \gcd(a, b) Corollaire (Lemme de Gauss) : Si a∣bca \mid bc et gcd⁡(a,b)=1\gcd(a, b) = 1, alors a∣ca \mid c.

Supposons a∣bca \mid bc et gcd⁡(a,b)=1\gcd(a, b) = 1. Par le théorème de Bézout, il existe u,v∈Zu, v \in \mathbb{Z} tels que : au+bv=1au + bv = 1 Multiplions cette égalité par cc : acu+bcv=cacu + bcv = c On remarque que aa divise le premier terme (acuacu) par définition, et aa divise le second terme (bcvbcv) car a∣bca \mid bc (donc bc=kabc = ka pour un certain k∈Zk \in \mathbb{Z}, d’où bcv=kavbcv = kav). Par conséquent, aa divise la somme, soit a∣ca \mid c. ■\blacksquare

B. Théorème Fondamental de l’Arithmétique

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Tout entier n≥2n \ge 2 se décompose de manière unique (à l’ordre des facteurs près) en produit de facteurs premiers : n=∏p∈Ppvp(n)n = \prod_{p \in \mathcal{P}} p^{v_p(n)} où vp(n)∈Nv_p(n) \in \mathbb{N} et vp(n)=0v_p(n) = 0 pour presque tout pp.

Le corps C\mathbb{C} des nombres complexes est algébriquement clos : tout polynôme non constant de C[X]\mathbb{C}[X] admet au moins une racine dans C\mathbb{C}. Corollaire: * Tout polynôme P∈C[X]P \in \mathbb{C}[X] de degré n≥1n \ge 1 se scinde en facteurs de degré 1 : P=an∏k=1r(X−zk)mkP = a_n \prod_{k=1}^{r} (X - z_k)^{m_k} où les zkz_k sont les racines distinctes de PP de multiplicités respectives mkm_k, avec ∑k=1rmk=n\sum_{k=1}^{r} m_k = n.


💡 3. Méthodes classiques de résolution

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A. Calcul du PGCD : Algorithme d’Euclide

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Pour déterminer gcd⁡(a,b)\gcd(a, b) avec a>b>0a > b > 0, on effectue des divisions euclidiennes successives :

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