Exercice 2 : Interférences et effet Doppler
PROBLÈME GUIDÉ CORRIGÉ : Interférences et effet Doppler
Section titled “PROBLÈME GUIDÉ CORRIGÉ : Interférences et effet Doppler”Filière : BCPST
Matière : Physique-Chimie
Chapitre: ** Thermodynamique chimique et Ondes (Thème : Interférences et effet Doppler)
Introduction et présentation du problème
Section titled “Introduction et présentation du problème”Ce problème aborde deux aspects fondamentaux des ondes en biologie et en géophysique : d’une part, l’analyse d’un signal acoustique par effet Doppler (simulant l’étude de la circulation sanguine ou le vol d’insectes), et d’autre part, la formation d’interférences lumineuses par un dispositif interférentiel (simulant l’analyse spectroscopique fine).
L’objectif est d’évaluer la rigueur du candidat dans la manipulation des formules d’ondes, des grandeurs algébriques et de l’analyse critique.
Partie I : Étude d’un dispositif interférentiel lumineux
Section titled “Partie I : Étude d’un dispositif interférentiel lumineux”On considère une source lumineuse monochromatique de longueur d’onde dans le vide, éclairant deux fentes d’Young et distantes de . L’écran d’observation est placé à une distance des fentes.
Question 1
Section titled “Question 1”Établir l’expression de la différence de marche (ou chemin optique) en un point de l’écran, repéré par son abscisse dans le plan de l’écran (l’origine étant sur l’axe optique). On fera l’approximation des conditions de Gauss ( et ). Correction: ** La différence de marche entre les chemins et s’écrit : Géométriquement, en plaçant les sources en et et le point en :
En factorisant par et en utilisant l’approximation valable car et : De même :
Par différence :
Question 2
Section titled “Question 2”En déduire l’expression de l’interfrange et calculer sa valeur numérique pour (raie du sodium). Correction: ** L’intensité lumineuse présente des maxima (franges brillantes) lorsque la différence de marche est un multiple entier de la longueur d’onde :
L’interfrange , défini comme la distance entre deux franges brillantes consécutives (), s’exprime par :
Application numérique :
Partie II : Effet Doppler en acoustique et application biologique
Section titled “Partie II : Effet Doppler en acoustique et application biologique”Un chauve-souris émet un cri ultrasonore à la fréquence . Elle se déplace à la vitesse en direction d’un obstacle fixe. La célérité du son dans l’air est notée .
Question 3
Section titled “Question 3”Rappeler l’expression de la fréquence perçue par l’obstacle (considéré comme un récepteur fixe), puis la fréquence du signal écho renvoyé vers la chauve-souris (l’obstacle devient source en mouvement). Correction: **
-
Première étape (source en mouvement, récepteur fixe - l’obstacle) : La fréquence perçue par l’obstacle est :
-
Seconde étape (source en mouvement - l’obstacle agissant comme récepteur-émetteur - et récepteur en mouvement - la chauve-souris) : L’obstacle renvoie le signal à la même fréquence . La chauve-souris, se déplaçant à la vitesse vers cette source fixe apparente, perçoit une fréquence :
En combinant les deux expressions :
Question 4
Section titled “Question 4”Calculer la fréquence perçue par la chauve-souris. Calculer le débattement fréquentiel . Correction: ** Application numérique :
Le débattement fréquentiel est :
Analyse critique des résultats
Section titled “Analyse critique des résultats”Question 5
Section titled “Question 5”-
Discuter la valabilité de l’approximation dans la Partie I si l’on observe le phénomène sur une largeur totale de .
-
Commenter l’ordre de grandeur du débattement fréquentiel obtenu à la Partie II dans le cadre de l’écholocation. Correction: **
-
Analyse critique Partie I : L’écran s’étend sur , donc varie au maximum entre et . Avec , le rapport maximal est de (soit ). L’approximation (ou ) est donc tout à fait licite, l’erreur commise en négligeant les termes d’ordre supérieur dans le développement limité étant infime (de l’ordre de ).
-
Analyse critique Partie II : Un débattement de pour une fréquence porteuse de est tout à fait mesurable par le système auditif et neurologique de la chauve-souris. Cela lui permet d’évaluer avec une grande précision non seulement la présence d’un obstacle, mais aussi sa vitesse relative par rapport à elle, ce qui est crucial pour la capture d’proies en vol.