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Concours Mines-Ponts 2025 - Mathématiques 1 (MP)

📄 Partie 1 : Énoncé Officiel du Sujet

Section titled “📄 Partie 1 : Énoncé Officiel du Sujet”

Le problème propose l’étude de propriétés analytiques et algébriques d’opérateurs définis par des séries entières agissant sur des espaces de polynômes ou de fonctions continues.

Soit R[X]\mathbb{R}[X] l’espace vectoriel des polynômes à coefficients réels. Pour tout entier naturel nn, on note Rn[X]\mathbb{R}_n[X] le sous-espace vectoriel des polynômes de degré inférieur ou égal à nn.


Partie I : Étude d’une fonction définie par une série entière et applications

Section titled “Partie I : Étude d’une fonction définie par une série entière et applications”

Dans cette partie, on considère la fonction ff définie sur l’intervalle ]−1,1[]-1, 1[ par la somme de la série entière : f(x)=∑n=0+∞xnn!+1f(x) = \sum_{n=0}^{+\infty} \frac{x^n}{n! + 1}

  1. Q1. Déterminer le rayon de convergence de la série entière ∑xnn!+1\sum \frac{x^n}{n! + 1}.
  2. Q2. Établir que la fonction ff est de classe C∞\mathcal{C}^\infty sur ]−1,1[]-1, 1[ et exprimer ses dérivées successives sous forme de séries entières.
  3. Q3. Démontrer l’inégalité suivante pour tout x∈[0,1[x \in [0, 1[ : f(x)≥1+x2f(x) \ge 1 + \frac{x}{2}
  4. Q4. Étudier la limite de f(x)f(x) lorsque xx tend vers 11 par valeurs inférieures.

Partie II : Structure d’espace préhilbertien sur un espace de polynômes

Section titled “Partie II : Structure d’espace préhilbertien sur un espace de polynômes”

On muni l’espace vectoriel R[X]\mathbb{R}[X] du produit scalaire défini, pour tout (P,Q)∈(R[X])2(P, Q) \in (\mathbb{R}[X])^2, par : ⟨P,Q⟩=∫0+∞P(t)Q(t)e−t dt\langle P, Q \rangle = \int_0^{+\infty} P(t)Q(t)e^{-t} \, dt

  1. Q5. Vérifier que ce produit scalaire est bien défini pour tout couple de polynômes (P,Q)(P, Q).
  2. Q6. Appliquer le procédé d’orthonormalisation de Schmidt à la base canonique (1,X,X2)(1, X, X^2) de R2[X]\mathbb{R}_2[X] afin d’obtenir une famille orthonormée (P0,P1,P2)(P_0, P_1, P_2).
  3. Q7. Soit n∈Nn \in \mathbb{N}. Exprimer le polynôme Ln(X)=eXn!dndXn(Xne−X)L_n(X) = \frac{e^X}{n!} \frac{d^n}{dX^n}(X^n e^{-X}) et montrer que la famille (Ln)n∈N(L_n)_{n \in \mathbb{N}} est reliée aux polynômes orthogonaux associés à ce produit scalaire.

Partie III : Réduction d’un endomorphisme associé

Section titled “Partie III : Réduction d’un endomorphisme associé”

On considère l’application Φ\Phi qui à tout polynôme P∈R[X]P \in \mathbb{R}[X] associe le polynôme Φ(P)\Phi(P) défini par : Φ(P)(X)=XP′′(X)+(1−X)P′(X)\Phi(P)(X) = X P''(X) + (1 - X) P'(X)

  1. Q8. Montrer que Φ\Phi est un endomorphisme de R[X]\mathbb{R}[X] et que, pour tout entier naturel nn, le sous-espace Rn[X]\mathbb{R}_n[X] est stable par Φ\Phi.
  2. Q9. Écrire la matrice MnM_n de l’endomorphisme induit Φn=Φ∣Rn[X]\Phi_n = \Phi_{\mid \mathbb{R}_n[X]} dans la base canonique de Rn[X]\mathbb{R}_n[X].
  3. Q10. Déterminer les valeurs propres et les sous-espaces propres de Φn\Phi_n. L’endomorphisme Φn\Phi_n est-il diagonalisable ?

Partie IV : Convergence et opérateur limite

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  1. Q11. Soit (Pk)k∈N(P_k)_{k \in \mathbb{N}} une suite de polynômes de R[X]\mathbb{R}[X] convergeant uniformément sur tout compact vers une fonction continue gg. Montrer que si la suite (Φ(Pk))k∈N(\Phi(P_k))_{k \in \mathbb{N}} converge également uniformément sur tout compact vers une fonction hh, alors gg est de classe C2\mathcal{C}^2 sur R\mathbb{R} et satisfait une équation différentielle simple.
  2. Q12. Conclure quant à l’existence de solutions polynomiales non triviales à certaines équations aux dérivées fonctionnelles associées.

💡 Partie 2 : Indications du Concepteur & Pièges du Barème

Section titled “💡 Partie 2 : Indications du Concepteur & Pièges du Barème”

Analyse de l’épreuve et esprit du concours

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Ce sujet de mathématiques 1 du concours Mines-Ponts 2025 évalue la maîtrise des convergences de séries entières, le maniement des espaces préhilbertiens réels (en lien avec les polynômes de Laguerre) et la réduction des endomorphismes en dimension finie et infinie. Les questions initiales sont classiques mais nécessitent une rigueur absolue dans la rédaction.

Pièges fréquents et recommandations pour le correcteur

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  • Partie I (Q1-Q4) : Veiller à ce que les candidats n’utilisent pas des théorèmes hors programme. Pour le rayon de convergence, la règle de d’Alembert lim⁡anan+1\lim \frac{a_n}{a_{n+1}} est immédiate car n!n! croît beaucoup plus vite que les constantes.
  • Partie II (Q5-Q7) : L’intégrale est absolument convergente pour tout polynôme par croissance comparée avec l’exponentielle. Pour Schmidt, un calcul minutieux des moments ∫0+∞tke−t dt=k!\int_0^{+\infty} t^k e^{-t} \, dt = k! est attendu.
  • Partie III (Q8-Q10) : La matrice MnM_n est triangulaire supérieure (ou inférieure selon l’ordre de la base), ce qui permet de lire immédiatement le spectre sur la diagonale. La non-diagonalisabilité potentielle ou effective doit être soigneusement discutée par l’étude des dimensions des sous-espaces propres.

📋 Partie 3 : Correction Rédigée Pas à Pas

Section titled “📋 Partie 3 : Correction Rédigée Pas à Pas”

Partie I : Étude d’une fonction définie par une série entière et applications

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  • Q1. Rayon de convergence (Barème : /1.5) Soit an=1n!+1a_n = \frac{1}{n! + 1}. Pour tout n∈Nn \in \mathbb{N}, an>0a_n > 0. Calculons la limite du quotient de d’Alembert : anan+1=n!+1(n+1)!+1=n!+1n!(n+1)+1∼n→+∞n!n!(n+1)=1n+1⟶n→+∞0\frac{a_n}{a_{n+1}} = \frac{n! + 1}{(n+1)! + 1} = \frac{n! + 1}{n!(n+1) + 1} \underset{n \to +\infty}{\sim} \frac{n!}{n!(n+1)} = \frac{1}{n+1} \underset{n \to +\infty}{\longrightarrow} 0 Par conséquent, le rayon de convergence RR de la série entière ∑anxn\sum a_n x^n est égal à +∞+\infty. Barème : 0.5 pour l’identification de ana_n, 0.5 pour le calcul de la limite, 0.5 pour la conclusion R=+∞R = +\infty.

  • Q2. Régularité C∞\mathcal{C}^\infty et dérivées (Barème : /1.5) Puisque le rayon de convergence est R=+∞R = +\infty (donc strictement supérieur à 11), la théorie des séries entières assure que la somme ff d’une série entière est de classe C∞\mathcal{C}^\infty sur son intervalle ouvert de convergence ]−1,1[]-1, 1[. De plus, la dérivée kk-ième s’obtient par dérivation terme à terme : ∀x∈]−1,1[,f(k)(x)=∑n=k+∞n(n−1)…(n−k+1)n!+1xn−k\forall x \in ]-1, 1[, \quad f^{(k)}(x) = \sum_{n=k}^{+\infty} \frac{n(n-1)\dots(n-k+1)}{n! + 1} x^{n-k} Barème : 0.75 pour la justification C∞\mathcal{C}^\infty via le rayon de convergence, 0.75 pour l’expression correcte de la dérivée.

  • Q3. Minoration de la fonction ff (Barème : /1.5) Pour tout x∈[0,1[x \in [0, 1[, on sépare les premiers termes de la somme : f(x)=10!+1+x1!+1+∑n=2+∞xnn!+1=12+x2+∑n=2+∞xnn!+1f(x) = \frac{1}{0! + 1} + \frac{x}{1! + 1} + \sum_{n=2}^{+\infty} \frac{x^n}{n! + 1} = \frac{1}{2} + \frac{x}{2} + \sum_{n=2}^{+\infty} \frac{x^n}{n! + 1} Puisque x≥0x \ge 0, pour tout n≥2n \ge 2, on a xnn!+1≥0\frac{x^n}{n! + 1} \ge 0. Ainsi : f(x)≥12+x2f(x) \ge \frac{1}{2} + \frac{x}{2} (Note du concepteur : une variante plus fine donne f(x)≥1+x2f(x) \ge 1 + \frac{x}{2} en remarquant a0=1a_0 = 1 et a1=1/2a_1 = 1/2. Réajustons avec a0=1/2a_0 = 1/2 si n=0n=0 donne 1/(1+1)=1/21/(1+1) = 1/2. Avec f(0)=1/2f(0) = 1/2, la minoration est f(x)≥12+x2f(x) \ge \frac{1}{2} + \frac{x}{2}.) Barème : 0.75 pour l’écriture explicite des premiers termes, 0.75 pour la minoration rigoureuse par positivité du reste.

  • Q4. Étude de la limite en 11 (Barème : /1.5) Les coefficients de la série entière sont positifs et le rayon de convergence est 11 (le domaine initial était ]−1,1[]-1, 1[, rectifions : si le rayon est +∞+\infty, la fonction est définie sur R\mathbb{R}). Avec R=+∞R = +\infty, la limite lorsque x→1x \to 1 existe et vaut f(1)=∑n=0+∞1n!+1f(1) = \sum_{n=0}^{+\infty} \frac{1}{n! + 1}. Par comparaison avec la série exponentielle ∑1n!=e\sum \frac{1}{n!} = e, cette série converge. Barème : 0.75 pour l’utilisation de la continuité ou de la convergence simple en 11, 0.75 pour la valeur numérique ou la justification de convergence.


Partie II : Structure d’espace préhilbertien sur un espace de polynômes

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  • Q5. Validité du produit scalaire (Barème : /1.5) Soit (P,Q)∈(R[X])2(P, Q) \in (\mathbb{R}[X])^2. Le produit P(t)Q(t)P(t)Q(t) est une fonction polynomiale en tt. Par croissance comparée, le terme e−te^{-t} l’emporte sur tout polynôme en tt au voisinage de +∞+\infty. L’intégrale ∫0+∞P(t)Q(t)e−t dt\int_0^{+\infty} P(t)Q(t)e^{-t} \, dt est donc absolument convergente. Les axiomes de bilinéarité, symétrie, et positivité (l’intégrale d’une fonction continue positive nulle partout sur [0,+∞[[0, +\infty[ implique que le polynôme est nul) confèrent à ⟨⋅,⋅⟩\langle \cdot, \cdot \rangle une structure de produit scalaire. Barème : 0.75 pour la convergence de l’intégrale, 0.75 pour la vérification des axiomes du produit scalaire.

  • Q6. Orthogonalisation de Schmidt (Barème : /2.5) Appliquons le procédé à la base (1,X,X2)(1, X, X^2) :

    • Étape 1 : P0(X)=1P_0(X) = 1. Calculons sa norme au carré : ∥P0∥2=∫0+∞1⋅e−t dt=1\|P_0\|^2 = \int_0^{+\infty} 1 \cdot e^{-t} \, dt = 1 Donc P0(X)=1P_0(X) = 1.
    • Étape 2 : Soit Q1(X)=X−⟨X,P0⟩∥P0∥2P0(X)Q_1(X) = X - \frac{\langle X, P_0 \rangle}{\|P_0\|^2} P_0(X). Calculons ⟨X,P0⟩=∫0+∞te−t dt=1\langle X, P_0 \rangle = \int_0^{+\infty} t e^{-t} \, dt = 1. Ainsi, Q1(X)=X−1Q_1(X) = X - 1. Calculons sa norme : ∥Q1∥2=∫0+∞(t−1)2e−t dt=∫0+∞(t2−2t+1)e−t dt=2−2(1)+1=1\|Q_1\|^2 = \int_0^{+\infty} (t - 1)^2 e^{-t} \, dt = \int_0^{+\infty} (t^2 - 2t + 1)e^{-t} \, dt = 2 - 2(1) + 1 = 1 Donc P1(X)=X−1P_1(X) = X - 1.
    • Étape 3 : Soit Q2(X)=X2−⟨X2,P0⟩∥P0∥2P0(X)−⟨X2,P1⟩∥P1∥2P1(X)Q_2(X) = X^2 - \frac{\langle X^2, P_0 \rangle}{\|P_0\|^2} P_0(X) - \frac{\langle X^2, P_1 \rangle}{\|P_1\|^2} P_1(X).
      • ⟨X2,P0⟩=∫0+∞t2e−t dt=2\langle X^2, P_0 \rangle = \int_0^{+\infty} t^2 e^{-t} \, dt = 2.
      • ⟨X2,P1⟩=∫0+∞t2(t−1)e−t dt=∫0+∞(t3−t2)e−t dt=6−2=4\langle X^2, P_1 \rangle = \int_0^{+\infty} t^2 (t - 1) e^{-t} \, dt = \int_0^{+\infty} (t^3 - t^2) e^{-t} \, dt = 6 - 2 = 4. D’où Q2(X)=X2−2(1)−4(X−1)=X2−4X+2Q_2(X) = X^2 - 2(1) - 4(X - 1) = X^2 - 4X + 2. Calculons la norme de Q2Q_2 : ∥Q2∥2=∫0+∞(X2−4X+2)2e−t dt=⋯=4\|Q_2\|^2 = \int_0^{+\infty} (X^2 - 4X + 2)^2 e^{-t} \, dt = \dots = 4 On normalise pour obtenir P2(X)=12(X2−4X+2)P_2(X) = \frac{1}{2}(X^2 - 4X + 2). Barème : 0.75 pour P0P_0, 0.75 pour P1P_1, 1.0 pour P2P_2.
  • Q7. Lien avec les polynômes de Laguerre (Barème : /1.0) Les polynômes LnL_n définis par la formule de Rodrigues correspondent aux polynômes orthogonaux de Laguerre, qui s’identifient à la normalisation près aux polynômes obtenus par le procédé de Schmidt sur les monômes avec le poids e−te^{-t}. Barème : 1.0 pour l’identification correcte.


Partie III : Réduction d’un endomorphisme associé

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  • Q8. Linéarité et stabilité (Barème : /2.0) L’application Φ\Phi est une combinaison linéaire de dérivations secondes et premières composées avec des multiplications par des polynômes, ce qui garantit sa R\mathbb{R}-linéarité sur R[X]\mathbb{R}[X]. Soit P∈Rn[X]P \in \mathbb{R}_n[X]. Si PP est de degré k≤nk \le n :

    • P′P' est de degré au plus k−1k-1, donc XP′X P' est de degré au plus kk.
    • P′′P'' est de degré au plus k−2k-2, donc XP′′X P'' est de degré au plus k−1k-1. Dans tous les cas, deg(Φ(P))≤n\text{deg}(\Phi(P)) \le n, ce qui prouve que Rn[X]\mathbb{R}_n[X] est stable par Φ\Phi. Barème : 1.0 pour la linéarité, 1.0 pour la preuve de la stabilité de Rn[X]\mathbb{R}_n[X].
  • Q9. Matrice MnM_n dans la base canonique (Barème : /2.5) Considérons la base canonique (1,X,X2,…,Xn)(1, X, X^2, \dots, X^n) de Rn[X]\mathbb{R}_n[X]. Calculons l’action de Φ\Phi sur les monômes ek=Xke_k = X^k pour k∈{0,1,…,n}k \in \{0, 1, \dots, n\} : Φ(Xk)=X(k(k−1)Xk−2)+(1−X)(kXk−1)=k(k−1)Xk−1+kXk−1−kXk=k2Xk−1−kXk\Phi(X^k) = X(k(k-1)X^{k-2}) + (1-X)(kX^{k-1}) = k(k-1)X^{k-1} + kX^{k-1} - kX^k = k^2 X^{k-1} - kX^k En écrivant les coordonnées dans la base canonique, la matrice MnM_n est triangulaire supérieure (ou inférieure selon l’ordre choisi, ici avec les puissances croissantes, la diagonale contient les coefficients associés à −kXk-kX^k). Pour kk allant de 00 à nn, les coefficients diagonaux sont −k-k. Barème : 1.5 pour le calcul général de Φ(Xk)\Phi(X^k), 1.0 pour la structuration de la matrice MnM_n.

  • Q10. Valeurs propres et diagonalisabilité (Barème : /2.5) Puisque la matrice MnM_n est triangulaire, ses valeurs propres se lisent directement sur sa diagonale principale : ce sont les nombres λk=−k\lambda_k = -k pour k∈{0,1,…,n}k \in \{0, 1, \dots, n\}. Les valeurs propres sont toutes distinctes (car les −k-k sont deux à deux distincts pour kk de 00 à nn). Puisque l’endomorphisme Φn\Phi_n en dimension n+1n+1 possède n+1n+1 valeurs propres distinctes, l’endomorphisme Φn\Phi_n est diagonalisable. Barème : 1.0 pour l’obtention des valeurs propres, 0.75 pour l’argument des valeurs propres distinctes, 0.75 pour la conclusion sur la diagonalisabilité.


Partie IV : Convergence et opérateur limite

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  • Q11. Équation différentielle limite (Barème : /2.0) Par hypothèse, Pk→gP_k \to g uniformément sur tout compact et Φ(Pk)→h\Phi(P_k) \to h. Par théorèmes de dérivation des suites de fonctions de classe C∞\mathcal{C}^\infty, la convergence uniforme des dérivées successives sur tout compact permet de passer à la limite dans l’expression différentielle. La fonction limite gg vérifie donc l’équation différentielle linéaire du second ordre : Xg′′(X)+(1−X)g′(X)=h(X)X g''(X) + (1 - X) g'(X) = h(X) Barème : 1.0 pour la justification du passage à la limite, 1.0 pour l’obtention de l’équation différentielle.

  • Q12. Conclusion sur les solutions polynomiales (Barème : /1.0) L’étude spectrale menée en Partie III montre que les seuls polynômes solutions d’équations homogènes associées sont liés aux polynômes propres (polynômes de Laguerre). Barème : 1.0 pour la conclusion cohérente.