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Exercice 1 : Hacheurs et onduleurs

Problème guidé : Étude d’une chaîne de conversion photovoltaïque avec hacheur et onduleur

Section titled “Problème guidé : Étude d’une chaîne de conversion photovoltaïque avec hacheur et onduleur”

Domaine: Électromagnétisme et Conversion de puissance — Filière PSI*


Introduction et présentation du problème

Section titled “Introduction et présentation du problème”

Ce problème étudie une chaîne de conversion d’énergie électrique issue de panneaux photovoltaïques destinée à alimenter un réseau électrique alternatif. La structure comporte deux étages de conversion statique :

  1. Un hacheur série (convertisseur continu-continu) permettant d’adapter la tension des panneaux et d’assurer la recherche du point de puissance maximale (MPPT).
  2. Un onduleur monophasé en pont complet (convertisseur continu-alternatif) relié au réseau par l’intermédiaire d’un filtre de lissage.

L’objectif est d’analyser le comportement de ces convertisseurs en régime permanent périodique, en supposant les composants idéaux.


Partie I : Étude du hacheur série (Adaptation de tension)

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On considère le hacheur série de la figure 1 alimenté par une source de tension continue EE (panneaux PV). Il alimente une charge inductive modélisée par une résistance RR et une inductance LL en série, en aval d’un condensateur de découplage supposé parfait de tension constante UdU_d.

Le hacheur est commandé par un interrupteur KK (transistor IGBT commandé à la fréquence f=1Tf = \frac{1}{T}) et une diode de roue libre DD idéale. Le rapport cyclique est noté α=tonT\alpha = \frac{t_{on}}{T} avec tont_{on} la durée de conduction de KK sur une période TT.

Q1. Représenter schématiquement le montage du hacheur série. Préciser le rôle de la diode de roue libre DD.

Corrigé : La diode DD est placée en antiparallèle aux bornes de la charge (ou branchée entre la sortie du hacheur et la masse). Son rôle fondamental est d’assurer la continuité du courant dans la charge inductive LL lorsque l’interrupteur KK s’ouvre, évitant ainsi l’apparition de surtensions destructrices aux bornes de KK (car eL=Ldidt\text{e}_L = L \frac{di}{dt}).

Q2. Établir l’expression de la tension moyenne ⟨us⟩⟨u_s⟩ aux bornes de la charge en fonction de la tension d’entrée EE et du rapport cyclique α\alpha, en supposant le régime permanent établi et le courant i(t)i(t) strictement positif (conduction continue).

Corrigé : Sur une période TT, l’interrupteur KK est fermé de 00 à αT\alpha T et us(t)=Eu_s(t) = E. Il est ouvert de αT\alpha T à TT et us(t)=0u_s(t) = 0 (grâce à la diode de roue libre qui conduit). La valeur moyenne de la tension usu_s est : ⟨us⟩=1T∫0Tus(t) dt=1T(∫0αTE dt+∫αTT0 dt)\langle u_s \rangle = \frac{1}{T} \int_0^T u_s(t) \, dt = \frac{1}{T} \left( \int_0^{\alpha T} E \, dt + \int_{\alpha T}^T 0 \, dt \right) ⟨us⟩=αE\langle u_s \rangle = \alpha E

Q3. En déduire la relation entre le courant moyen ⟨i⟩\langle i \rangle dans la charge et la tension moyenne ⟨us⟩\langle u_s \rangle, sachant que la charge comporte une résistance RR et une f.e.m. continue E′E' (modélisation d’une batterie en charge).

Corrigé : L’équation électrique de la charge est us(t)=Ri(t)+Ldidt+E′u_s(t) = R i(t) + L \frac{di}{dt} + E'. En effectuant la moyenne temporelle sur une période (la valeur moyenne de la dérivée d’une grandeur périodique étant nulle) : ⟨us⟩=R⟨i⟩+E′\langle u_s \rangle = R \langle i \rangle + E' En injectant l’expression de ⟨us⟩\langle u_s \rangle : αE=R⟨i⟩+E′  ⟹  ⟨i⟩=αE−E′R\alpha E = R \langle i \rangle + E' \implies \langle i \rangle = \frac{\alpha E - E'}{R}


Partie II : Étude de l’onduleur monophasé en pont complet

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L’étage suivant est un onduleur monophasé alimenté par la tension continue UdU_d issue du hacheur. Il alimente une charge inductive (résistance RcR_c et inductance LcL_c) représentant le réseau via un filtre.

L’onduleur est constitué de quatre interrupteurs parfaits commandés par isochronisme avec des commandes pleines ou par modulation de largeur d’impulsion (MLI sinusoïdale). On se place dans le cas d’une commande pleine (onde carrée) où les couples (K1,K4)(K_1, K_4) et (K2,K3)(K_2, K_3) sont commandés de manière complémentaire à la fréquence fs=50 Hzf_s = 50\text{ Hz}.

Q4. Tracer l’allure de la tension de sortie de l’onduleur v(t)v(t) sur une période Ts=1fsT_s = \frac{1}{f_s}.

Corrigé :

  • De 00 à Ts2\frac{T_s}{2}, les interrupteurs K1K_1 et K4K_4 sont fermés : v(t)=Udv(t) = U_d.
  • De Ts2\frac{T_s}{2} à TsT_s, les interrupteurs K2K_2 et K3K_3 sont fermés : v(t)=−Udv(t) = -U_d. La tension v(t)v(t) est un signal créneau alterné d’amplitude UdU_d.

Q5. Développer en série de Fourier la tension v(t)v(t). En déduire l’expression de son fondamental V1(t)V_1(t) et de sa valeur efficace V1V_1 RMS.

Corrigé : Puisque v(t)v(t) est une fonction impaire (en choisissant bien l’origine des temps) et de période TsT_s (pulsation ωs=2πfs\omega_s = 2\pi f_s), sa décomposition ne comporte que des termes en sinus (harmoniques impairs) : v(t)=∑n=1,3,5,…∞4Udnπsin⁡(nωst)v(t) = \sum_{n=1, 3, 5, \dots}^{\infty} \frac{4 U_d}{n \pi} \sin(n \omega_s t) Le fondamental V1(t)V_1(t) correspond au terme n=1n=1 : V1(t)=4Udπsin⁡(ωst)V_1(t) = \frac{4 U_d}{\pi} \sin(\omega_s t) La valeur efficace du fondamental est donc : V1=4Udπ2=22πUd≈0,90 UdV_1 = \frac{4 U_d}{\pi \sqrt{2}} = \frac{2\sqrt{2}}{\pi} U_d \approx 0{,}90 \, U_d


Partie III : Analyse critique des résultats

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Q6.

  1. Discuter l’intérêt d’utiliser un hacheur série en amont de l’onduleur par rapport à une liaison directe.
  2. Quels sont les inconvénients majeurs de la commande pleine (onde carrée) de l’onduleur sur la charge, et comment la technique de la MLI (PWM) permet-elle d’y remédier ?

Corrigé :

  1. Intérêt du hacheur : La tension fournie par les panneaux photovoltaïques varie fortement selon l’ensoleillement et la température. Le hacheur, en agissant sur son rapport cyclique α\alpha, permet d’ajuster en permanence la tension UdU_d pour maintenir le fonctionnement au point de puissance maximale (MPPT - Maximum Power Point Tracking).
  2. Inconvénients de la commande pleine et solution MLI :
    • Inconvénients : La tension de sortie contient de nombreux harmoniques de rangs élevés (3,5,7,…3, 5, 7, \dots). Ces harmoniques génèrent des pertes par effet Joule supplémentaires dans la charge et des courants parasites importants.
    • Solution (MLI) : La Modulation de Largeur d’Impulsion sinusoïdale permet de repousser les harmoniques vers des fréquences beaucoup plus élevées (fréquence de découpage du hacheur/onduleur), ce qui les rend beaucoup plus faciles à filtrer à l’aide d’un filtre passe-bas LCLC de dimensions raisonnables, obtenant ainsi un courant quasi-sinusoïdal en sortie vers le réseau.