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Cours : Réduction, Topologie et Probabilités MPI

Fiche de Cours : Réduction, Topologie et Probabilités MPI

Section titled “Fiche de Cours : Réduction, Topologie et Probabilités MPI”

Niveau: ** Deuxième année (CPGE MPI)
Matière : Mathématiques


1. Réduction des Endomorphismes et des Matrices

Section titled “1. Réduction des Endomorphismes et des Matrices”

Soit KK un corps (R\mathbb{R} ou C\mathbb{C}), EE un KK-espace vectoriel de dimension finie nn.

1.1. Polynômes d’endomorphismes et de matrices

Section titled “1.1. Polynômes d’endomorphismes et de matrices”
  • Définition : Pour P=∑k=0dakXk∈K[X]P = \sum_{k=0}^{d} a_k X^k \in K[X] et u∈L(E)u \in \mathcal{L}(E), on définit l’endomorphisme P(u)=∑k=0dakukP(u) = \sum_{k=0}^{d} a_k u^k (avec u0=idEu^0 = \text{id}_E).
  • Noyau et Image : Le polynôme minimal πu\pi_u est l’unique polynôme unitaire générateur de l’idéal {P∈K[X]∣P(u)=0}\{P \in K[X] \mid P(u) = 0\}.
  • Théorème de Cayley-Hamilton : Si χu\chi_u désigne le polynôme caractéristique de uu (défini par χu(X)=det⁡(XidE−u)\chi_u(X) = \det(X\text{id}_E - u)), alors χu(u)=0\chi_u(u) = 0.
  • Théorème de décomposition de Dunford : Soit u∈L(E)u \in \mathcal{L}(E) dont le polynôme caractéristique est scindé sur KK. Il existe un unique couple (d,n)∈L(E)2(d, n) \in \mathcal{L}(E)^2 tel que :
    1. u=d+nu = d + n
    2. dd est diagonalisable et nn est nilpotent
    3. dd et nn commutent (dn=nddn = nd) De plus, dd et nn sont des polynômes en uu.

2. Topologie des Espaces Vectoriels Normés (EVN)

Section titled “2. Topologie des Espaces Vectoriels Normés (EVN)”

Soit (E,∥⋅∥)(E, \|\cdot\|) un EVN sur K\mathbb{K} (R\mathbb{R} ou C\mathbb{C}).

2.1. Topologie générale et dimension finie

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  • Équivalence des normes : En dimension finie, toutes les normes sont équivalentes. C’est-à-dire que pour toutes normes ∥⋅∥1\|\cdot\|_1 et ∥⋅∥2\|\cdot\|_2 sur EE, il existe des constantes c,C>0c, C > 0 telles que : ∀x∈E,c∥x∥1≤∥x∥2≤C∥x∥1\forall x \in E, \quad c\|x\|_1 \le \|x\|_2 \le C\|x\|_1
  • Conséquence fondamentale : Toute application linéaire entre deux EVN en dimension finie est continue. Les notions de compacité (parties fermées et bornées) coïncident en dimension finie (Théorème de Borel-Lebesgue).

2.2. Espaces préhilbertiens et hilbertiens

Section titled “2.2. Espaces préhilbertiens et hilbertiens”
  • Produit scalaire : Application ⟨⋅,⋅⟩:E×E→K\langle \cdot, \cdot \rangle : E \times E \to \mathbb{K} sesquilinéaire (ou bilinéaire si K=R\mathbb{K}=\mathbb{R}), hermitienne (ou symétrique), définie positive.
  • Inégalité de Cauchy-Schwarz : ∣⟨x,y⟩∣≤∥x∥∥y∥|\langle x, y \rangle| \le \|x\| \|y\|
  • Théorème de projection orthogonale : Soit FF un sous-espace vectoriel fermé d’un espace hilbertien HH. Alors H=F⊕F⊥H = F \oplus F^\perp. Pour tout x∈Hx \in H, il existe un unique p(x)∈Fp(x) \in F tel que ∥x−p(x)}=inf⁡y∈F∥x−y∥\|x - p(x)\} = \inf_{y \in F} \|x - y\|.

3. Probabilités (Cadre Général et Discret/Continu)

Section titled “3. Probabilités (Cadre Général et Discret/Continu)”
  • Définition : Un espace probabilisé est un triplet (Ω,A,P)(\Omega, \mathcal{A}, \mathbb{P}) où Ω\Omega est un ensemble, A\mathcal{A} une tribu (ou σ\sigma-algèbre) sur Ω\Omega, et P\mathbb{P} une mesure de probabilité sur (Ω,A)(\Omega, \mathcal{A}).
  • Système complet d’événements : Une suite (An)n∈N(A_n)_{n \in \mathbb{N}} d’événements est un système complet si les AnA_n sont deux à deux disjoints et ⋃n∈NAn=Ω\bigcup_{n \in \mathbb{N}} A_n = \Omega.
  • Formule des probabilités totales : Si (An)n∈N(A_n)_{n \in \mathbb{N}} est un système complet d’événements de probabilités non nulles, alors pour tout événement BB : P(B)=∑n=0+∞P(B∣An)P(An)\mathbb{P}(B) = \sum_{n=0}^{+\infty} \mathbb{P}(B \mid A_n)\mathbb{P}(A_n)
  • Variable aléatoire (v.a.) réelle : Application X:Ω→RX : \Omega \to \mathbb{R} A−B(R)\mathcal{A}-\mathcal{B}(\mathbb{R})-mesurable.
  • Espérance : Une v.a. XX est intégrable (ou d’espérance finie) si ∫Ω∣X∣dP<+∞\int_\Omega |X| d\mathbb{P} < +\infty. On note E[X]\mathbb{E}[X] son espérance.
  • Inégalité de Bienaymé-Tchebychev : Si XX admet un moment d’ordre 2 (variance V(X)\mathbb{V}(X) finie), alors pour tout ϵ>0\epsilon > 0 : P(∣X−E[X]∣≥ϵ)≤V(X)ϵ2\mathbb{P}(|X - \mathbb{E}[X]| \ge \epsilon) \le \frac{\mathbb{V}(X)}{\epsilon^2}
  • Convergence en probabilité : Une suite de v.a. (Xn)n∈N(X_n)_{n \in \mathbb{N}} converge en probabilité vers une v.a. XX si : ∀ϵ>0,lim⁡n→+∞P(∣Xn−X∣≥ϵ)=0\forall \epsilon > 0, \quad \lim_{n \to +\infty} \mathbb{P}(|X_n - X| \ge \epsilon) = 0
  • Loi Faible des Grands Nombres : Soit (Xn)n≥1(X_n)_{n \ge 1} une suite de v.a. i.i.d. admettant une espérance mm et une variance σ2\sigma^2 finies. En posant Sn=∑k=1nXkS_n = \sum_{k=1}^n X_k, la suite (Snn)n≥1\left(\frac{S_n}{n}\right)_{n \ge 1} converge en probabilité vers mm.
  • Théorème de la Limite Centrale (TLC) : Soit (Xn)n≥1(X_n)_{n \ge 1} une suite de v.a. i.i.d. d’espérance mm et d’écart-type σ>0\sigma > 0. Alors la suite des variables centrées réduites Zn=Sn−nmσnZ_n = \frac{S_n - n m}{\sigma \sqrt{n}} converge en loi vers une variable aléatoire suivant la loi normale centrée réduite N(0,1)\mathcal{N}(0,1). C’est-à-dire : ∀x∈R,lim⁡n→+∞P(Zn≤x)=12π∫−∞xe−t2/2 dt\forall x \in \mathbb{R}, \quad \lim_{n \to +\infty} \mathbb{P}(Z_n \le x) = \frac{1}{\sqrt{2\pi}} \int_{-\infty}^{x} e^{-t^2 / 2} \, dt