Skip to content

Cours : Statique et Cinématique du solide

Fiche de Cours : Statique et Cinématique du Solide

Section titled “Fiche de Cours : Statique et Cinématique du Solide”

Filière : PTSI — Sciences Industrielles de l’Ingénieur (SII)
Niveau: ** Première année


1. Introduction et Rapports Mathématiques

Section titled “1. Introduction et Rapports Mathématiques”

Un solide indéformable (noté S\mathcal{S}) est un ensemble de points matériels MM tel que la distance entre deux points quelconques M1M_1 et M2M_2 reste constante au cours du temps : ∀(M1,M2)∈S2,ddt(M1M2)2=0\forall (M_1, M_2) \in \mathcal{S}^2, \quad \frac{d}{dt}(M_1M_2)^2 = 0

Le champ des vecteurs vitesse d’un solide S\mathcal{S} en mouvement par rapport à un repère galiléen R0\mathcal{R}_0 est un champ équiprojectif. Il existe donc un vecteur unique, appelé vecteur rotation Ω⃗(S/R0)\vec{\Omega}(\mathcal{S}/\mathcal{R}_0), tel que : ∀(P,Q)∈S2,V⃗(P∈S/R0)=V⃗(Q∈S/R0)+PQ⃗∧Ω⃗(S/R0)\forall (P, Q) \in \mathcal{S}^2, \quad \vec{V}(P \in \mathcal{S}/\mathcal{R}_0) = \vec{V}(Q \in \mathcal{S}/\mathcal{R}_0) + \vec{PQ} \wedge \vec{\Omega}(\mathcal{S}/\mathcal{R}_0)


Le caractère équiprojectif du champ des vitesses permet de définir le torseur cinématique du mouvement de S\mathcal{S} par rapport à R0\mathcal{R}_0 au point PP : {V(S/R0)}={Ω⃗(S/R0)V⃗(P∈S/R0)}point P\{\mathcal{V}(\mathcal{S}/\mathcal{R}_0)\} = \left\{ \begin{array}{c} \vec{\Omega}(\mathcal{S}/\mathcal{R}_0) \\ \vec{V}(P \in \mathcal{S}/\mathcal{R}_0) \end{array} \right\}_{\text{point } P}

Soit une liaison entre un solide S1\mathcal{S}_1 et un solide S2\mathcal{S}_2. Le torseur cinématique s’exprime dans un repère lié à la géométrie de la liaison (centre OO, axes (O,x⃗,y⃗,z⃗)(O, \vec{x}, \vec{y}, \vec{z})) :

  • Liaison Pivot (axe (O,x⃗)(O, \vec{x})) : {V(S1/S2)}={θ˙x⃗00⃗0}O\{\mathcal{V}(\mathcal{S}_1/\mathcal{S}_2)\} = \left\{ \begin{array}{cc} \dot{\theta} \vec{x} & 0 \\ \vec{0} & 0 \end{array} \right\}_O
  • Liaison Glissière (axe (O,x⃗)(O, \vec{x})) : {V(S1/S2)}={0⃗0z˙x⃗0}O\{\mathcal{V}(\mathcal{S}_1/\mathcal{S}_2)\} = \left\{ \begin{array}{cc} \vec{0} & 0 \\ \dot{z} \vec{x} & 0 \end{array} \right\}_O
  • Liaison Pivot-Glissant (axe (O,x⃗)(O, \vec{x})) : {V(S1/S2)}={θ˙x⃗0x˙x⃗0}O\{\mathcal{V}(\mathcal{S}_1/\mathcal{S}_2)\} = \left\{ \begin{array}{cc} \dot{\theta} \vec{x} & 0 \\ \dot{x} \vec{x} & 0 \end{array} \right\}_O
  • Liaison Rotule (centre OO) : {V(S1/S2)}={px⃗+qy⃗+rz⃗00⃗0}O\{\mathcal{V}(\mathcal{S}_1/\mathcal{S}_2)\} = \left\{ \begin{array}{cc} p\vec{x} + q\vec{y} + r\vec{z} & 0 \\ \vec{0} & 0 \end{array} \right\}_O

3.1. Torseur des actions mécaniques (TAM)

Section titled “3.1. Torseur des actions mécaniques (TAM)”

L’action mécanique extérieure exercée par un milieu M\mathcal{M} sur un solide S\mathcal{S} est modélisée par un torseur, dit torseur des actions mécaniques, exprimé en un point PP : {TM→S}={R⃗(M→S)M⃗P(M→S)}point P\{\mathcal{T}_{\mathcal{M}\to\mathcal{S}}\} = \left\{ \begin{array}{c} \vec{R}(\mathcal{M}\to\mathcal{S}) \\ \vec{M}_P(\mathcal{M}\to\mathcal{S}) \end{array} \right\}_{\text{point } P} où R⃗\vec{R} est la résultante des forces et M⃗P\vec{M}_P le moment résultant en PP.

3.2. Modélisation des liaisons parfaites (sans frottement)

Section titled “3.2. Modélisation des liaisons parfaites (sans frottement)”

Le principe des actions mutuelles (loi de action-réaction) s’applique. Les composantes transmissibles d’une liaison parfaite s’obtiennent par dualité avec le torseur cinématique : le produit combiné des deux torseurs (puissance virtuelle) doit être nul pour tout mouvement compatible avec la liaison.

  • Liaison Pivot (axe (O,x⃗)(O, \vec{x})) : Transmet 5 composantes (bloque 2 rotations et 3 translations). {TS1→S2}={Xx⃗+Yy⃗+Zz⃗Lx⃗+My⃗+Nz⃗}Oavec L=0\{\mathcal{T}_{\mathcal{S}_1\to\mathcal{S}_2}\} = \left\{ \begin{array}{cc} X \vec{x} + Y \vec{y} + Z \vec{z} \\ L \vec{x} + M \vec{y} + N \vec{z} \end{array} \right\}_O \quad \text{avec } L=0
  • Liaison Appui Plan (normal à z⃗\vec{z} en OO) : Transmet 3 composantes (ZZ, LL, MM). {TS1→S2}={Zz⃗Lx⃗+My⃗}O\{\mathcal{T}_{\mathcal{S}_1\to\mathcal{S}_2}\} = \left\{ \begin{array}{cc} Z \vec{z} \\ L \vec{x} + M \vec{y} \end{array} \right\}_O

Un solide S\mathcal{S} est en équilibre dans un référentiel galiléen R0\mathcal{R}_0 si et seulement si le torseur total des actions mécaniques extérieures s’exerçant sur S\mathcal{S} est nul en tout point PP :

{Text→S}={0}  ⟺  {∑R⃗ext→S=0⃗∑M⃗P,ext→S=0⃗\{\mathcal{T}_{\text{ext}\to\mathcal{S}}\} = \{\mathbf{0}\} \iff \left\{ \begin{array}{l} \sum \vec{R}_{\text{ext}\to\mathcal{S}} = \vec{0} \\ \sum \vec{M}_{P,\text{ext}\to\mathcal{S}} = \vec{0} \end{array} \right.

Méthode de résolution d’un problème statique en PTSI :

Section titled “Méthode de résolution d’un problème statique en PTSI :”
  1. Isoler le solide ou l’ensemble de solides étudié.
  2. Faire le bilan des actions mécaniques extérieures en identifiant les liaisons et les actions à distance (poids).
  3. Appliquer le Principe Fondamental de la Statique (PFS) : écriture des équations scalaires (au maximum 6 par solide en 3D, souvent ramenées à 3 en plan ou par projection judicieuse).
  4. Résoudre le système d’équations algébriques.