Filière : MP2I (1ère année) — Matière : Mathématiques
- Passage à la limite : Soient (un)n∈N et (vn)n∈N deux suites convergentes telles que un≤vn à partir d’un certain rang. Alors limn→+∞un≤limn→+∞vn.
- Attention : L’inégalité stricte un<vn ne se transmet pas à la limite (ex: un=0 et vn=n1).
Définition : Deux suites (un) et (vn) sont dites adjacentes si :
- L’une est croissante, l’autre est décroissante (par exemple, (un) croissante et (vn) décroissante).
- limn→+∞(vn−un)=0.
Théorème de convergence : Deux suites adjacentes convergent et ont la même limite. De plus, pour tout n,m∈N, on a un≤vm.
Soit Ianintervallefermeˊetf : I \to Iunefonctioncontinue.Si(u_n)estdeˊfinieparu_0 \in Ietu_{n+1} = f(u_n)$ :
- Si f admet un point fixe ℓ∈I et que (un) converge vers ℓ, alors par continuité de f, f(ℓ)=ℓ.
- Théorème du point fixe (cas contractant) : Si f est k-lipschitzienne sur I avec k∈[0,1[, alors :
- f admet un unique point fixe ℓ∈I.
- Pour tout u0∈I, la suite (un) converge vers ℓ.
- Estimations d’erreur :
∣un−ℓ∣≤1−kkn∣u1−u0∣et∣un−ℓ∣≤kn∣u0−ℓ∣
- Une fonction f:I→R est de classe Ck sur I (k∈N∗) si elle est k fois dérivable et si sa dérivée k-ième f(k) est continue sur I.
- Elle est de classe C∞ si elle est de classe Ck pour tout k∈N.
- Rolle : Soit f:[a,b]→R continue sur [a,b], dérivable sur et telle que f(a)=f(b). Alors il existe c∈]a,b[ tel que f′(c)=0.
- Accroissements Finis (TAF) : Soit f:[a,b]→R continue sur [a,b] et dérivable sur . Il existe c∈]a,b[ tel que :
f(b)−f(a)=f′(c)(b−a)
- Inégalité des Accroissements Finis (IAF) : Si f:I→R est dérivable et s’il existe M≥0 tel que pour tout x∈I,∣f′(x)∣≤M, alors :
∀(x,y)∈I2,∣f(x)−f(y)∣≤M∣x−y∣
Définition : Soit f:I→R une fonction, x0∈I et n∈N. On dit que f admet un développement limité à l’ordre n en x0 (noté DLn(x0)) s’il existe des coefficients a0,a1,…,an∈R et une fonction ϵ:I→R tels que :
f(x)=∑k=0nak(x−x0)k+(x−x0)nϵ(x)aveclimx→x0ϵ(x)=0
- unicité : Si un DLn(x0) existe, alors il est unique.
Si f:I→R est de classe Cn sur un voisinage de x0, alors f admet un DLn(x0) donné par :
f(x)=∑k=0nk!f(k)(x0)(x−x0)k+o((x−x0)n)
À connaître par cœur pour tout calcul asymptotique :
- ex=k=0∑nk!xk+o(xn)=1+x+2!x2+⋯+n!xn+o(xn)
- cos(x)=k=0∑n(2k)!(−1)kx2k+o(x2n+1)=1−2x2+24x4+o(x2v)
- sin(x)=k=0∑n(2k+1)!(−1)kx2k+1+o(x2n+2)=x−6x3+o(x3)
- ln(1+x)=k=1∑nk(−1)k−1xk+o(xn)=x−2x2+3x3+o(x3)
- (1+x)α=1+αx+2!α(α−1)x2+⋯+n!α(α−1)…(α−n+1)xn+o(xn)(α∈R)
- 1−x1=k=0∑nxk+o(xn)=1+x+x2+⋯+xn+o(xn)
- 1+x1=k=0∑n(−1)kxk+o(xn)=1−x+x2−x3+o(x3)
- arctan(x)=k=0∑n2k+1(−1)kx2k+1+o(x2n+2)=x−3x3+5x5+o(x5)
- Somme et Produit : On peut additionner et multiplier des DL à un même ordre en x0, en conservant les termes significatifs (on tronque les o à l’ordre n minimal du produit).
- Composition : Si f(x)=g(h(x)), avec limx→x0h(x)=0, on peut substituer le DL de h dans celui de g, à condition de bien gérer l’ordre des o.
- Intégration : Si f est continue sur un intervalle I et admet un DLn(0) sous la forme f(t)=∑k=0naktk+o(tn), alors sa primitive F(x)=∫0xf(t)dt admet un DLn+1(0) obtenu par intégration terme à terme :
F(x)=∑k=0nk+1akxk+1+o(xn+1)