Cours : Dynamique des solides
📌 1. Définitions & Cadre d’étude
Section titled “📌 1. Définitions & Cadre d’étude”Le module de la dynamique des solides indéformables en PSI vise à relier les actions mécaniques (forces et moments) exercées sur un système matériel à son mouvement (cinématique).
1.1. Modèle du solide indéformable
Section titled “1.1. Modèle du solide indéformable”Un solide est un ensemble indéformable de points matériels . La distance entre deux points quelconques et de est constante au cours du temps :
1.2. Torseurs cinématique et cinétique
Section titled “1.2. Torseurs cinématique et cinétique”-
Torseur cinématique du solide par rapport au repère galiléen : où est le vecteur taux de rotation et la vitesse du point .
-
Torseur cinétique du solide par rapport à au point : avec la masse totale du solide, son centre d’inertie, et le moment cinétique au point .
1.3. Torseur dynamique
Section titled “1.3. Torseur dynamique”Le torseur dynamique du solide par rapport au repère galiléen au point est défini par :
📐 2. Théorèmes fondamentaux & Démonstrations clés
Section titled “📐 2. Théorèmes fondamentaux & Démonstrations clés”2.1. Principe Fondamental de la Dynamique (PFD)
Section titled “2.1. Principe Fondamental de la Dynamique (PFD)”Dans un repère galiléen, le torseur dynamique du solide est égal au torseur des actions mécaniques extérieures exercées sur le solide :
Ce torseur se décompose en deux équations vectorielles fondamentales :
- Théorème de la Résultante Dynamique (TRD) :
- Théorème du Moment Dynamique (TMD) en un point fixe dans ou confondu avec :
2.2. Démonstration : Théorème du moment cinétique par rapport à un point fixe ou au centre d’inertie
Section titled “2.2. Démonstration : Théorème du moment cinétique par rapport à un point fixe ou au centre d’inertie”Objectif: Établir l’expression de lorsque est fixe dans ou lorsque .*
Par définition, le moment dynamique au point est :
-
Cas où est fixe dans : La vitesse de par rapport à est nulle : . Le terme additionnel s’annule, d’où :
-
Cas où (Centre d’inertie) : Par définition de , on a , donc . Le terme additionnel devient . Par conséquent : (Remarque : Cette relation reste vraie si est un point quelconque du solide en mouvement dont la vitesse instantanée est colinéaire à ).
2.3. Théorèmes énergétiques
Section titled “2.3. Théorèmes énergétiques”- Puissance des actions extérieures () :
- Théorème de l’Énergie Cinetique (TEC) : La dérivée temporelle de l’énergie cinétique est égale à la puissance totale des actions extérieures et intérieures : (Pour un solide indéformable, la puissance des efforts intérieurs est nulle).
💡 3. Méthodes classiques de résolution
Section titled “💡 3. Méthodes classiques de résolution”Pour résoudre un problème de dynamique en PSI, la méthodologie rigoureuse suivante doit être appliquée :
- Isolement du système : Définir précisément le solide ou l’ensemble de solides étudié.
- Bilan des actions mécaniques extérieures (BAME) : Recenser toutes les forces et couples exercés sur en précisant leur nature (liaison, pesanteur, action à distance).
- Choix du référentiel : S’assurer que le repère d’étude est galiléen (ou appliquer les lois de Newton modifiées en repère non galiléen si explicitement demandé).
- Choix du théorème :
- Méthode vectorielle (TRD/TMD) : Privilégiée si l’on cherche des efforts de liaison. Attention à projeter judicieusement les équations pour éliminer les inconnues inutiles.
- Méthode énergétique (TEC) : Privilégiée si l’on cherche une relation unique entre une position (ou un angle) et une vitesse, sans faire intervenir les efforts de liaison parfaits.
⚠️ 4. Pièges classiques aux Concours
Section titled “⚠️ 4. Pièges classiques aux Concours”- Oubli du caractère galiléen : Appliquer le PFD dans un repère lié à la Terre sans justifier son approximation galiléenne (ou sans ajouter les forces d’inertie si l’on travaille dans un repère non galiléen).
- Erreur d’application du TMD : Appliquer l’égalité en un point qui n’est ni fixe dans , ni le centre d’inertie . C’est une erreur éliminatoire fréquente.
- Matrice d’inertie variable : Dans le calcul de , la matrice d’inertie est constante uniquement si elle est exprimée dans une base liée au solide. Si l’on dérive dans alors que la base d’expression tourne, il faut dériver la matrice elle-même (ou utiliser judicieusement un théorème de transport ou une base fixe si le solide a une géométrie simple).
- Puissance des liaisons parfaites : Ne pas oublier que pour une liaison parfaite (sans frottement), la puissance développée par les efforts de liaison est nulle, ce qui simplifie grandement le TEC.