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Optimisation au concours V2 : Mathématiques MP/MP*

🎯 Objectif & Analyse des tendances des Concours

Section titled “🎯 Objectif & Analyse des tendances des Concours”

En tant que concepteur de sujets et président de jury pour les concours de la filière MP (Mines-Ponts, Centrale-Supélec, X-ENS), je constate chaque année une même défaillance chez les candidats : l’application machinale de théorèmes du cours sans vérification rigoureuse des hypothèses, en particulier sur des intervalles non compacts ou aux abords de points singuliers.

Ce guide “OPTIMISATION AU CONCOURS - QUESTIONS RECURRENTES V2” a pour but de vous placer dans l’exigence de la correction. Pour obtenir la note maximale (/20), une réponse de concours doit être structurée ainsi :

  1. L’énoncé précis et sans ambiguïté du théorème mobilisé.
  2. La vérification méthodique et exhaustive de chaque point d’hypotèse (continuité, dérivabilité, intégrabilité, domination, régularité).
  3. La conclusion claire menant au résultat attendu.

Règles typographiques LaTeX : aucun accent direct dans les formules (...\text{...} obligatoire pour le texte).


📌 Question Type 1 : Intégration terme à terme d’une série de fonctions sur un intervalle quelconque et calcul de la somme d’intégrales

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💡 Méthode canonique & Étapes de rédaction

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Face à une question demandant de justifier l’intégrabilité d’une série de fonctions ∑fn\sum f_n sur un intervalle II (éventuellement non borné) et de calculer ∫I∑n=0+∞fn(t) dt\int_I \sum_{n=0}^{+\infty} f_n(t) \, dt, les correcteurs attendent l’utilisation du Théorème d’Intégration Terme à Terme (ITT) (via Fubini-Lebesgue ou par convergence dominée sur les sommes partielles).

  • Étape 1 : Vérifier que les fonctions fnf_n sont continues (ou au moins continues par morceaux) et intégrables sur II.
  • Étape 2 : Justifier la convergence simple (ou presque partout) de la série de fonctions ∑fn\sum f_n vers une fonction SS intégrable, ou utiliser l’absolue convergence par sommation des normes (ITT pour les séries absolument convergentes).
  • Étape 3 (Cas général) : Poser les sommes partielles SN=∑n=0NfnS_N = \sum_{n=0}^N f_n, vérifier la domination par une fonction intégrable indépendante de NN, ou appliquer le théorème d’intégration des séries de fonctions positives (Beppo-Levi / monotone).
  • Étape 4 : Conclure proprement sur l’inversion ∑\sum et ∫\int.

📋 Exemple de sujet & Rédaction modèle type Concours

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Sujet: ** Montrer que l’intégrale ∫0+∞tet−1 dt\int_0^{+\infty} \frac{t}{e^t - 1} \, dt converge et l’exprimer sous forme d’une somme de série.

Rédaction modèle (/20) :

Analyse préliminaire : On remarque que pour tout t>0t > 0, tet−1=te−t11−e−t\frac{t}{e^t - 1} = t e^{-t} \frac{1}{1 - e^{-t}}. Comme e−t∈[0,1[e^{-t} \in [0, 1[, on développe en série géométrique.

  1. Développement en série : Pour tout t>0t > 0, et−1>0e^t - 1 > 0 et e−t<1e^{-t} < 1. On peut écrire : tet−1=te−t∑n=0+∞(e−t)n=∑n=0+∞te−(n+1)t\frac{t}{e^t - 1} = t e^{-t} \sum_{n=0}^{+\infty} (e^{-t})^n = \sum_{n=0}^{+\infty} t e^{-(n+1)t}

  2. Application du théorème d’intégration terme à terme : Posons pour tout n∈Nn \in \mathbb{N} et t>0t > 0, fn(t)=te−(n+1)tf_n(t) = t e^{-(n+1)t}.

  • Les fonctions fnf_n sont continues sur I=]0,+∞[I = ]0, +\infty[.

  • La série de fonctions ∑fn\sum f_n converge simplement sur ]0,+∞[]0, +\infty[ vers la fonction f:t↦tet−1f : t \mapsto \frac{t}{e^t - 1}, qui est continue sur ]0,+∞[]0, +\infty[.

  • Étudions l’intégrabilité des fonctions ∣fn∣|f_n| sur II. Pour tout n∈Nn \in \mathbb{N}, fnf_n est positive et continue, donc intégrable sur ]0,+∞[]0, +\infty[ si et seulement si l’intégrale impropre converge. Par croissances comparées, lim⁡t→+∞t2fn(t)=0\lim_{t \to +\infty} t^2 f_n(t) = 0, donc fn(t)=O(1/t2)f_n(t) = O(1/t^2) en +∞+\infty, ce qui assure l’intégrabilité de fnf_n sur ]0,+∞[]0, +\infty[. Plus précisément : ∫0+∞te−(n+1)t dt=1(n+1)2∫0+∞ue−u du=1(n+1)2\int_0^{+\infty} t e^{-(n+1)t} \, dt = \frac{1}{(n+1)^2} \int_0^{+\infty} u e^{-u} \, du = \frac{1}{(n+1)^2} (via le changement de variable u=(n+1)tu = (n+1)t, bijectif de classe C1\mathcal{C}^1).

  • Vérification de l’hypothèse de sommation des intégrales de ∣fn∣|f_n| : ∑n=0+∞∫0+∞∣fn(t)∣ dt=∑n=0+∞1(n+1)2=∑k=1+∞1k2<+∞\sum_{n=0}^{+\infty} \int_0^{+\infty} |f_n(t)| \, dt = \sum_{n=0}^{+\infty} \frac{1}{(n+1)^2} = \sum_{k=1}^{+\infty} \frac{1}{k^2} < +\infty La série des intégrales des valeurs absolues converge.

  1. Conclusion : Par le théorème d’intégration terme à terme pour les séries (ou Fubini sur les mesures de comptage et de Lebesgue), la fonction ff est intégrable sur ]0,+∞[]0, +\infty[ et : ∫0+∞tet−1 dt=∑n=0+∞∫0+∞te−(n+1)t dt=∑n=0+∞1(n+1)2=∑k=1+∞1k2=π26\int_0^{+\infty} \frac{t}{e^t - 1} \, dt = \sum_{n=0}^{+\infty} \int_0^{+\infty} t e^{-(n+1)t} \, dt = \sum_{n=0}^{+\infty} \frac{1}{(n+1)^2} = \sum_{k=1}^{+\infty} \frac{1}{k^2} = \frac{\pi^2}{6}

⚠️ Les pièges majeurs soulignés dans les rapports de jury

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  • Piège 1 : Oublier de vérifier l’intégrabilité de chaque terme fnf_n avant de sommer les intégrales.
  • Piège 2 : Confondre convergence uniforme sur tout compact et convergence dominée globale sur un intervalle non borné. Le théorème des séries de fonctions usuelles ne s’applique directement qu’sur des segments ou via une domination globale.

📌 Question Type 2 : Norme subordonnée, rayon spectral et étude de la convergence des suites de matrices AkA^k

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💡 Méthode canonique & Étapes de rédaction

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Une question classique consiste à étudier la limite de la suite de matrices (Ak)k∈N(A^k)_{k \in \mathbb{N}} pour une matrice carrée A∈Mn(C)A \in \mathcal{M}_n(\mathbb{C}), ou de lier le rayon spectral ρ(A)\rho(A) aux normes subordonnées.

  • Étape 1 : Rappeler que lim⁡k→+∞Ak=0\lim_{k \to +\infty} A^k = 0 si et seulement si le rayon spectral ρ(A)<1\rho(A) < 1.
  • Étape 2 : Utiliser le lemme de Gelfand : pour toute norme subordonnée ∥⋅∥\|\cdot\|, lim⁡k→+∞∥Ak∥1/k=ρ(A)\lim_{k \to +\infty} \|A^k\|^{1/k} = \rho(A).
  • Étape 3 : Pour un epsilon donné, utiliser la réduction de Jordan (ou triangularisation de Schur) pour construire une norme subordonnée telle que ∥A∥≤ρ(A)+ε\|A\| \le \rho(A) + \varepsilon.

📋 Exemple de sujet & Rédaction modèle type Concours

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Sujet: ** Soit A∈Mn(C)A \in \mathcal{M}_n(\mathbb{C}). Montrer que la suite (Ak)k∈N(A^k)_{k \in \mathbb{N}} converge vers la matrice nulle si et seulement si son rayon spectral ρ(A)\rho(A) est strictement inférieur à 11.

Rédaction modèle (/20) :

  1. Sens indirect (⇐\Leftarrow) : Supposons ρ(A)<1\rho(A) < 1. Soit ε>0\varepsilon > 0 tel que ρ(A)+ε<1\rho(A) + \varepsilon < 1. D’après le cours (triangularisation de Schur dans Mn(C)\mathcal{M}_n(\mathbb{C}) ou forme de Jordan), il existe une matrice inversible PP telle que A=PTP−1A = P T P^{-1}, où T=D+NT = D + N avec DD diagonale contenant les valeurs propres de AA et NN nilpotente, d’indice au plus nn. On introduit la norme subordonnée associée à une norme vectorielle adaptée : pour tout η>0\eta > 0, il existe une norme ∥⋅∥η\|\cdot\|_{\eta} sur Cn\mathbb{C}^n telle que pour la norme subordonnée associée, notée ∥⋅∥sub\|\cdot\|_{sub}, on ait : ∥T∥sub≤ρ(A)+η\|T\|_{sub} \le \rho(A) + \eta En choisissant η\eta assez petit tel que q=ρ(A)+η<1q = \rho(A) + \eta < 1, on a : ∥Ak∥sub=∥PTkP−1∥sub≤∥P∥sub∥P−1∥sub∥Tk∥sub\|A^k\|_{sub} = \|P T^k P^{-1}\|_{sub} \le \|P\|_{sub} \|P^{-1}\|_{sub} \|T^k\|_{sub} Or, par sous-multiplicativité, ∥Tk∥sub≤(∥D∥sub+∥N∥sub)k\|T^k\|_{sub} \le (\|D\|_{sub} + \|N\|_{sub})^k ou plus finement, en utilisant un scaling diagonal Dδ=diag(1,δ,…,δn−1)D_{\delta} = \text{diag}(1, \delta, \dots, \delta^{n-1}), on montre qu’il existe une norme vectorielle telle que ∥A∥≤ρ(A)+ε\|A\| \le \rho(A) + \varepsilon. Ainsi, ∥Ak∥sub≤C(ρ(A)+ε)k\|A^k\|_{sub} \le C (\rho(A) + \varepsilon)^k pour une constante C>0C > 0 indépendante de kk. Puisque ρ(A)+ε<1\rho(A) + \varepsilon < 1, par encadrement, lim⁡k→+∞∥Ak∥sub=0\lim_{k \to +\infty} \|A^k\|_{sub} = 0. Toutes les normes étant équivalentes en dimension finie, lim⁡k→+∞Ak=0\lim_{k \to +\infty} A^k = 0.

  2. Sens direct (⇒\Rightarrow) : Supposons lim⁡k→+∞Ak=0\lim_{k \to +\infty} A^k = 0. Soit λ\lambda une valeur propre (éventuellement complexe) de AA et X∈Cn∖{0}X \in \mathbb{C}^n \setminus \{0\} un vecteur propre associé : AX=λXAX = \lambda X. Par récurrence immédiate, pour tout k∈Nk \in \mathbb{N}, AkX=<kXA^k X = \lt^k X. En passant à la limite lorsque k→+∞k \to +\infty : lim⁡k→+∞(AkX)=(lim⁡k→+∞Ak)X=0⋅X=0\lim_{k \to +\infty} (A^k X) = \left(\lim_{k \to +\infty} A^k\right) X = 0 \cdot X = 0 D’autre part, lim⁡k→+∞(λkX)=(lim⁡k→+∞λk)X\lim_{k \to +\infty} (\lambda^k X) = \left(\lim_{k \to +\infty} \lambda^k\right) X. Par conséquent, lim⁡k→+∞λk=0\lim_{k \to +\infty} \lambda^k = 0, ce qui implique nécessairement ∣λ∣<1|\lambda| < 1. Ceci étant vrai pour toute valeur propre λ\lambda de AA, on en déduit que le rayon spectral ρ(A)=max⁡{∣λ∣,λ∈Sp(A)}<1\rho(A) = \max \{|\lambda|, \lambda \in \text{Sp}(A)\} < 1. ■\blacksquare

⚠️ Les pièges majeurs soulignés dans les rapports de jury

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  • Piège 1 : Affirmer faussement que lim⁡Ak=0  ⟺  ∥A∥<1\lim A^k = 0 \iff \|A\| < 1 pour tिप्टe norme. Contre-exemple simple avec des matrices non diagonalisables où ∥A∥≥ρ(A)\|A\| \ge \rho(A).
  • Piège 2 : Oublier de mentionner l’équivalence des normes en dimension finie pour transiter d’une convergence en norme subordonnée à la convergence coefficient par coefficient.

📌 Question Type 3 : Résolution d’une équation différentielle linéaire au voisinage d’un point singulier par séries entières

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💡 Méthode canonique & Étapes de rédaction

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Il s’agit souvent d’équations de la forme a2(x)y′′+a1(x)y′+a0(x)y=0a_2(x)y'' + a_1(x)y' + a_0(x)y = 0 où a2(0)=0a_2(0) = 0 (00 est un point singulier régulier ou irrégulier, le programme se focalisant principalement sur les points réguliers ou les méthodes de Frobenius simples).

  • Étape 1 : Supposer l’existence d’une solution développable en série entière sous la forme y(x)=∑n=0+∞anxny(x) = \sum_{n=0}^{+\infty} a_n x^n avec un rayon de convergence R>0R > 0.
  • Étape 2 : Dériver terme à terme dans le disque de convergence : y′(x)=∑n=1+∞nanxn−1y'(x) = \sum_{n=1}^{+\infty} n a_n x^{n-1} et y′′(x)=∑n=2+∞n(n−1)anxn−2y''(x) = \sum_{n=2}^{+\infty} n(n-1) a_n x^{n-2}.
  • Étape 3 : Injecter dans l’équation différentielle, réindexer les sommes pour obtenir une unique série entière nulle ∑n=0+∞P(n,a0,… )xn=0\sum_{n=0}^{+\infty} P(n, a_0, \dots) x^n = 0.
  • Étape 4 : Exploiter le principe d’unicité du développement en série entière (tous les coefficients sont nuls) pour en déduire une relation de récurrence.
  • Étape 5 : Résoudre la récurrence, déterminer RR et vérifier a posteriori que la fonction construite est bien solution.

📋 Exemple de sujet & Rédaction modèle type Concours

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Sujet: ** Trouver les solutions développables en série entière sur un intervalle ]−R,R[]-R, R[- à préciser - de l’équation différentielle : (1−x2)y′′(x)−2xy′(x)+2y(x)=0(1 - x^2) y''(x) - 2x y'(\text{x}) + 2y(x) = 0 (Équation de Legendre pour n=1n=1)

Rédaction modèle (/20) :

  1. Analyse et unicité : Supposons qu’il existe une solution y(x)=∑n=0+∞anxny(x) = \sum_{n=0}^{+\infty} a_n x^n de rayon de convergence R>0R > 0. Sur ]−R,R[]-R, R[, on a : y′(x)=∑n=1+∞nanxn−1=∑n=0+∞(n+1)an+1xny'(x) = \sum_{n=1}^{+\infty} n a_n x^{n-1} = \sum_{n=0}^{+\infty} (n+1) a_{n+1} x^n y′′(x)=∑n=2+∞n(n−1)anxn−2=∑n=0+∞(n+2)(n+1)an+2xny''(x) = \sum_{n=2}^{+\infty} n(n-1) a_n x^{n-2} = \sum_{n=0}^{+\infty} (n+2)(n+1) a_{n+2} x^n

  2. Injection dans l’équation : L’équation s’écrit : (1−x2)∑n=0+∞(n+2)(n+1)an+2xn−2x∑n=0+∞(n+1)an+1xn+2∑n=0+∞anxn=0(1 - x^2)\sum_{n=0}^{+\infty} (n+2)(n+1) a_{n+2} x^n - 2x \sum_{n=0}^{+\infty} (n+1) a_{n+1} x^n + 2 \sum_{n=0}^{+\infty} a_n x^n = 0 En développant : ∑n=0+∞(n+2)(n+1)an+2xn−∑n=0+∞n(n−1)anxn−∑n=0+∞2nanxn+∑n=0+∞2anxn=0\sum_{n=0}^{+\infty} (n+2)(n+1) a_{n+2} x^n - \sum_{n=0}^{+\infty} n(n-1) a_n x^n - \sum_{n=0}^{+\infty} 2n a_n x^n + \sum_{n=0}^{+\infty} 2 a_n x^n = 0 ∑n=0+∞(n+2)(n+1)an+2xn+∑n=0+∞(−n2−n+2)anxn=0\sum_{n=0}^{+\infty} (n+2)(n+1) a_{n+2} x^n + \sum_{n=0}^{+\infty} \left( -n^2 - n + 2 \right) a_n x^n = 0 Or −n2−n+2=−(n−1)(n+2)-n^2 - n + 2 = -(n-1)(n+2). L’équation devient : ∑n=0+∞[(n+2)(n+1)an+2−(n−1)(n+2)an]xn=0\sum_{n=0}^{+\infty} \left[ (n+2)(n+1) a_{n+2} - (n-1)(n+2) a_n \right] x^n = 0

  3. Relation de récurrence : Par unicité du développement en série entière sur ]−R,R[]-R, R[, tous les coefficients sont nuls : ∀n∈N,(n+2)(n+1)an+2=(n−1)(n+2)an\forall n \in \mathbb{N}, \quad (n+2)(n+1) a_{n+2} = (n-1)(n+2) a_n Puisque n+2≠0n+2 \neq 0, on peut simplifier par (n+2)(n+2) : (n+1)an+2=(n−1)an  ⟹  an+2=n−1n+1an(pour n≥0)(n+1) a_{n+2} = (n-1) a_n \quad \implies \quad a_{n+2} = \frac{n-1}{n+1} a_n \quad (\text{pour } n \ge 0)

  • Termes d’indices pairs (n=2kn = 2k) : a2k=2k−32k−1a2k−2=…a_{2k} = \frac{2k-3}{2k-1} a_{2k-2} = \dots En particulier pour n=0n=0 : 1⋅a2=(−1)a0  ⟹  a2=−a01 \cdot a_2 = (-1) a_0 \implies a_2 = -a_0. Pour n=2n=2 : 3⋅a4=1⋅a2  ⟹  a4=13a2=−a033 \cdot a_4 = 1 \cdot a_2 \implies a_4 = \frac{1}{3} a_2 = -\frac{a_0}{3}. Pour n=4n=4 (2k=42k=4) : a4a_4 donne a6=35a4=0a_6 = \frac{3}{5} a_4 = 0. Plus généralement, pour tout k≥2k \ge 2, a2k=0a_{2k} = 0 car le terme (n−1)(n-1) pour n=2n=2 s’annule (2−1=12-1=1, attendez : pour n=2n=2, a4=13a2a_4 = \frac{1}{3}a_2, puis a6=35a4a_6 = \frac{3}{5}a_4, etc. Rectification : le numérateur contient (n−1)(n-1). Pour n=2n=2, n−1=1≠0n-1=1 \neq 0. C’est pour n=1n=1 que n−1=0n-1=0). Regardons précisément :
  • Pour n=1n=1 (a3a_3) : (1+1)a3=(1−1)a1=0  ⟹  a3=0(1+1)a_3 = (1-1)a_1 = 0 \implies a_3 = 0. Par récurrence, tous les a2k+1a_{2k+1} pour k≥1k \ge 1 sont nuls (a3=a5=a7=⋯=0a_3 = a_5 = a_7 = \dots = 0).
  • Pour les indices pairs : a2=−a0a_2 = -a_0 a4=13a2=−a03a_4 = \frac{1}{3}a_2 = -\frac{a_0}{3} a6=35a4=−a05a_6 = \frac{3}{5}a_4 = -\frac{a_0}{5} En général, a2k=−a02k−1a_{2k} = -\frac{a_0}{2k-1} pour k≥1k \ge 1 (avec a0arbitrairea_0 arbitraire).
  1. Rayon de convergence et conclusion : Le terme général ana_n vérifie lim⁡∣an+2/an∣=1\lim |a_{n+2}/a_n| = 1, donc le rayon de convergence est R=1R = 1. Les solutions développables en série entière sur ]−1,1[]-1, 1[ sont de la forme : y(x)=a0(1−x2−∑k=1+∞x2k2k−1)+a1xy(x) = a_0 \left( 1 - x^2 - \sum_{k=1}^{+\infty} \frac{x^{2k}}{2k-1} \right) + a_1 x où (a0,a1)∈R2(a_0, a_1) \in \mathbb{R}^2.

⚠️ Les pièges majeurs soulignés dans les rapports de jury

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  • Piège 1 : Oublier de réindexer proprement les sommation d’indices avant d’identifier les coefficients de la série globale.
  • Piège 2 : Conclure hâtivement sur la dimension de l’espace des solutions sans vérifier que les deux paramètres libres (a0a_0 et a1a_1 ici) engendrent bien toutes les conditions initiales possibles en 00.