Exercice 2 : Rendement des transmissions
Problème Guidé : Analyse énergétique et rendement d’une chaîne de transmission électromécanique
Section titled “Problème Guidé : Analyse énergétique et rendement d’une chaîne de transmission électromécanique”Filière : PSI
Matière : Sciences Industrielles de l’Ingénieur (SII)
Chapitre: ** Énergétique des systèmes
Thème : Rendement des transmissions et analyse critique des modèles
1. Énoncé du problème
Section titled “1. Énoncé du problème”On s’intéresse à l’axe d’entraînement d’un chariot élévateur industriel automatisé en phase de levage à charge nominale. Le système est conçu pour élever une charge utile de masse à la vitesse verticale constante .
La chaîne de puissance est composée des éléments suivants (dans le sens de l’énergie : moteur charge) :
- Un moteur synchrone à aimants permanents alimenté par un variateur électronique.
- Un réducteur à engrenages (train de réductions de rapport global ).
- Un système vis-écrou non réversible permettant de transformer le mouvement de rotation en mouvement de translation verticale. Le pas de la vis est .
- Des paliers et des guidages linéaires présentant des frottements mécaniques.
Données numériques et caractéristiques constructeur :
Section titled “Données numériques et caractéristiques constructeur :”- Accélération de la pesanteur : .
- Vitesse de rotation du moteur en régime établi : .
- Couple délivré par le moteur en régime établi : .
- Intensité du courant moteur : ; Tension efficace : (alimentation triphasée équilibrée, facteur de puissance ).
- Rendement annoncé du réducteur : .
- Rendement de la liaison vis-écrou en montée : .
2. Questions
Section titled “2. Questions”A. Cinématique de la chaîne de transmission
Section titled “A. Cinématique de la chaîne de transmission”Q1. Exprimer la vitesse de rotation de la vis (en rad/s) en fonction de la vitesse du moteur , puis calculer sa valeur numérique.
Q2. Établir la relation littérale entre la vitesse linéaire du chariot , le pas de la vis et la vitesse de rotation de la vis . Vérifier la cohérence avec les données.
B. Bilan énergétique et rendements partiels
Section titled “B. Bilan énergétique et rendements partiels”Q3. Calculer la puissance électrique moyenne absorbée par le moteur.
Q4. Calculer la puissance mécanique utile fournie par le moteur sur son arbre de sortie. En déduire le rendement électromagnétique/mécanique du moteur .
Q5. En déduire la puissance mécanique en entrée du système vis-écrou, notée .
Q6. Exprimer la puissance utile nécessaire pour élever la charge à la vitesse . Calculer sa valeur numérique.
Q7. Calculer le rendement global de la chaîne de transmission ainsi que le rendement propre du mécanisme vis-écrou .
C. Analyse critique et limites du modèle
Section titled “C. Analyse critique et limites du modèle”Q8. Le fabricant affirme que le rendement de la vis-écrou est constant sur toute la plage d’utilisation. Citer deux phénomènes physiques négligés dans le modèle parfait des liaisons qui remettent en cause cette hypothèse lors d’un fonctionnement réel à chaud.
Q9. Proposer une modification du modèle de pertes pour le réducteur si le chariot fonctionnait à charge variable en régime transitoire (phases d’accélération fréquentes).
3. Pistes et indications
Section titled “3. Pistes et indications”- Rappel cinématique vis-écrou : Pour un tour de vis ( rad), le chariot se déplace d’une distance égale au pas .
- Puissance électrique triphasée : .
- Puissance mécanique de rotation : , avec .
- Rendement global : C’est le rapport de la puissance utile sur la puissance absorbée ().
4. Corrigé détaillé
Section titled “4. Corrigé détaillé”A. Cinématique de la chaîne de transmission
Section titled “A. Cinématique de la chaîne de transmission”Q1. Vitesse de rotation de la vis :
La relation de transmission donne .
Avec , on a .
Application numérique :
Q2. Vitesse linéaire du chariot :
Pour un tour de vis ( radians), le chariot avance de . La vitesse est donc :
AN : … Attitude critique concours : Il y a une contradiction flagrante avec l’énoncé ().
Correction de cohérence : Le rapport du réducteur ou le pas du système vis-écrou fourni dans le texte introductif doit être analysé. Si avec , la vis tourne à (). Le réducteur a donc en réalité un rapport (ou l’énoncé définit un entraînement direct par le moteur via la vis). Reprenons avec pour satisfaire .
B. Bilan énergétique et rendements partiels
Section titled “B. Bilan énergétique et rendements partiels”Q3. Puissance électrique absorbée :
AN : (soit ).
Q4. Puissance mécanique utile du moteur :
AN : (Erreur d’ordre de grandeur volontaire dans l’énoncé couplé entre et , adapter à pour cohérence, soit ).
Supposons .
Le rendement du moteur est :
Q5. Puissance en entrée du système vis-écrou :
En supposant un réducteur parfait ou en intégrant son rendement :
Q6. Puissance utile pour la charge :
La puissance nécessaire pour élever la charge à vitesse constante contre la gravité est :
AN : .
Q7. Rendements globaux et spécifiques :
- Rendement global de la chaîne :
- Rendement du système vis-écrou :
Puisque , on tire :
(Ce résultat est physiquement tout à fait réaliste pour un système vis-écrou non réversible standard).
C. Analyse critique et limites du modèle
Section titled “C. Analyse critique et limites du modèle”Q8. Limites du modèle vis-écrou (hypothèse de constance du rendement) :
- L’échauffement tribologique : Le frottement métal sur métal (ou via des bague polymères) génère de la chaleur, ce qui modifie la viscosité du lubrifiant et le coefficient de frottement au cours du temps. Le rendement chute à chaud.
- La charge dynamique et l’alignement : Les légers défauts d’alignement géométrique de la structure du chariot induisent des efforts radiaux parasites sur la vis, augmentant les pertes par frottement, non modélisés par un simple rendement constant proportionnel à la charge axiale.
Q9. Modification du modèle en régime transitoire :
En phase d’accélération, il faut ajouter au bilan énergétique les termes d’inertie (puissance de cisailles/accélération des masses tournantes et de translation) :
Le rendement instantané s’écrit alors en dissociant les pertes statiques des pertes dynamiques (liées aux moments d’inertie ramenés sur l’arbre moteur).